
Dans une volonté affirmée de promouvoir une gouvernance inclusive et de valoriser les forces vives de la nation, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a tracé une orientation stratégique claire lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée dimanche dernier à Alger. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le soutien aux femmes porteuses de projets dans le cadre du programme national des familles productives, en leur offrant les moyens concrets d’élargir leurs activités et de s’inscrire pleinement dans le tissu économique national.
Intégrer les femmes dans le tissu économique est essentiel pour assurer une croissance inclusive et durable. Leur participation active renforce la productivité nationale et favorise l’innovation à tous les niveaux. C’est aussi un levier de justice sociale, d’équilibre familial et de cohésion sociétale. L’Algérie a très bien compris cela, et depuis des décennies, elle travaille d’arrache- pied pour intégrer au mieux les femmes dans son tissu économique malgré certaines contraintes sociales. Dimanche encore, notre pays a franchi un cap dans ce domaine.
En effet, après avoir pris connaissance d’un exposé détaillé sur les mécanismes d’accès à ce programme, le président de la République a, dans le dernier Conseil des ministres qu’il a présidé, enjoint de «renforcer le soutien aux femmes porteuses de projets de familles productives et d’ouvrir davantage de perspectives à ces familles pour étendre leurs activités et poursuivre sur cette lancée jusqu’à l’émergence d’un véritable bloc économique, reconnu dans le circuit économique algérien comme influent dans la société », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres.
Cette vision traduit une volonté assumée de faire du programme des familles productives un levier structurant pour une croissance équitable et participative. Elle réaffirme également le rôle central que joue la femme dans le développement global de la nation. À ce titre, le président de la République a rappelé que « ce soutien et cet accompagnement sont un devoir envers la femme algérienne, qui n’a cessé de consentir des sacrifices et de faire tout ce qui est en sa capacité aux côtés de son frère, l’homme », précise le communiqué.
En saluant « le taux élevé de remboursement des prêts accordés aux femmes », le Président Tebboune y voit « un indicateur de discipline, d’honnêteté et de rigueur dans la réussite des projets des familles productives qui démontrent leur rentabilité sociale, prouvant ainsi que la femme algérienne est véritablement la moitié de la société ». Ce constat renforce l’idée que l’investissement dans les initiatives féminines ne relève pas uniquement de la justice sociale, mais constitue un choix stratégique fondé sur l’efficacité et la performance.
Dans cette dynamique, le Président Tebboune a ordonné de « faire en sorte que ce programme soit le meilleur moyen de libérer la femme algérienne, dans le cadre de nos traditions et coutumes, afin qu’elle puisse brillamment s’imposer sur la scène politique et dans l’édification économique, insufflant ainsi à toute la société une dynamique l’incitant à créer de la richesse à des niveaux modestes et intermédiaires, mais de manière hautement performante ».
Particulièrement attentive à l’Algérie profonde, la présidence de la République entend également valoriser le rôle de la femme rurale, dépositaire d’un savoir-faire ancestral en matière d’artisanat. Comme l’a souligné le chef de l’État, cette catégorie « doit jouir d’un encouragement constant, notamment avec l’augmentation de la demande sur les produits d’artisanat algériens, au double plan national et international, comme le confirment les résultats impressionnants des différentes manifestations et foires internationales ».
Enfin, le Conseil des ministres a abordé la question cruciale de la prise en charge des femmes victimes de violences. À ce sujet, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de consolider les dispositifs d’écoute, d’accompagnement et de protection. Il a réaffirmé « l’importance de continuer à s’intéresser au rôle et à la place de la femme dans notre société, qui reconnaît, a-t-il dit, de plus en plus son apport dans la consolidation et le raffermissement des liens sociaux, d’une part, et sa contribution à promouvoir davantage ses droits dans différents domaines, d’autre part », conclut le communiqué.
En plaçant la promotion de l’entrepreneuriat féminin au cœur de l’action publique, l’État algérien ne se contente pas de corriger des inégalités : il capitalise sur un potentiel puissant, porteur de transformation sociale, économique et culturelle. Cette démarche s’inscrit dans un projet national ambitieux, où inclusion, performance et tradition avancent main dans la main vers une Algérie plus juste, plus forte et plus moderne.
G. S. E.
