
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fayçal Bentaleb, a assuré lundi dernier que le système de sécurité sociale algérien repose sur des bases solides et ne nécessite aucune révision structurelle.
Intervenant devant les membres du Conseil de la nation, lors du débat autour du projet de loi modifiant la législation sur les assurances sociales – notamment en ce qui concerne l’allongement du congé de maternité –, le ministre a affirmé que «le système actuel, par son organisation et sa législation, est robuste, inclusif et profondément enraciné dans les principes sociaux garantis par toutes les Constitutions du pays».
M. Bentaleb a insisté sur le fait que l’Algérie fait partie des rares pays à disposer d’un système de sécurité sociale intégré. À titre de comparaison, il a souligné que, pendant que l’Algérie procède à l’intégration de 500000 jeunes dans des postes stables et réduit l’âge de départ à la retraite, d’autres pays prennent la direction inverse avec des vagues de licenciements et un recul de l’âge de la retraite.
Il a ajouté que les lois en vigueur reflètent pleinement la nature et les fondements du système de sécurité sociale tel qu’il est conçu dans le pays.
Sur le plan médical, le ministre a annoncé que les caisses de sécurité sociale ont remboursé, en 2024, un total de 7400 médicaments, ce qui représente 61 % de l’ensemble des dépenses engagées pour la prise en charge sanitaire dans le cadre de la sécurité sociale. Il a également mis en lumière le rôle de la mutualité sociale, qui bénéficie à plus de 1,6 million d’adhérents dans différentes spécialités médicales. Ces derniers profitent d’un remboursement complémentaire de 20 % sur les médicaments et les soins, venant s’ajouter au système classique. Abordant la question de l’équilibre financier des caisses, le ministre a tenu à rassurer : «Depuis 2021, toutes les caisses de sécurité sociale sont à l’équilibre, à l’exception de la Caisse nationale des retraites (CNR), qui connaît actuellement une nette amélioration et tend progressivement vers la stabilité.»
En ce qui concerne le texte de loi examiné par les parlementaires, qui prévoit une prolongation du congé de maternité, M. Bentaleb a assuré qu’il sera appliqué de manière rigoureuse, transparente et conforme à l’esprit du texte.
Les membres du Conseil de la nation ont, pour leur part, salué les nouvelles dispositions proposées. Ils ont souligné qu’elles représentent un pas en avant dans le renforcement des droits des femmes travailleuses, favorisent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et familiale, et contribuent à la santé et au bien-être du nourrisson, en permettant à la mère de s’occuper de son bébé durant les premiers mois cruciaux.
Ch. Meriem
