Vers une Industrie Algérienne Forte et Autonome : Le Défi de l’Intégration Nationale

Le message est clair et ambitieux. Depuis la Foire internationale d’Alger, qui s’est clôturée le 28 juin dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lancé un nouveau défi à l’industrie algérienne. Atteindre un taux d’intégration nationale d’au moins 50% dans l’électronique et l’électroménager.

Une annonce qui vise à transformer en profondeur l’économie du pays et à réduire une dépendance jugée excessive aux importations.
Ce que veut dire intégration nationale ? C’est simple, fabriquer localement avec des composants locaux, en finir avec les produits montés en Algérie mais fabriqués à l’étranger. Le chef de l’Etat veut une industrie plus solide, plus autonome, capable de répondre aux besoins des Algériens sans passer par des fournisseurs extérieurs pour chaque vis ou carte électronique.
L’électroménager est particulièrement dans le viseur. Réfrigérateur, climatiseur, lave-linge, des produits du quotidien très demandés mais dont une partie importante dépend encore de l’importation. Ce n’est plus acceptable pour le Président Tebboune, il veut que les entreprises algériennes accélèrent, qu’elles investissent dans des chaînes complètes de production et qu’elles produisent 24h/24 si nécessaire pour couvrir la demande locale.
Les entreprises comme Condor, Iris et autres ont déjà fait des progrès. Certaines fabriquent des cartes électroniques sur place, d’autres s’occupent de la plasturgie ou de l’assemblage. Mais ça ne suffit pas. Le chef de l’Etat l’a dit, l’objectif à long terme, c’est 100% d’intégration locale. Pas seulement assembler, mais concevoir, produire et vendre 100% algérien. Mais pour ça, il faudra surmonter plusieurs défis.
Le premier, c’est la sous-traitance. Le pays doit créer un écosystème autour de ses grandes usines avec des PME capables de fournir des pièces de qualité. Le deuxième, c’est la formation. Il faudra des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers qualifiés pour faire tourner ces usines jour et nuit. Et enfin, il y a la question des coûts et de la compétitivité.
Produire localement oui, mais à un prix qui reste accessible pour les consommateurs. Le président de la République a aussi insisté sur un point très important. Avant d’exporter, il faut d’abord satisfaire le marché local, produire pour les Algériens d’abord, ensuite penser à l’exportation vers l’Afrique et l’Europe. Cette approche pragmatique vise à éviter les erreurs du passé où des produits fabriqués localement manquaient paradoxalement sur les étals algériens. Cette déclaration du président faite à l’ouverture de la 56e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) marque un tournant dans la politique industrielle du pays.
Si les objectifs sont atteints, l’Algérie pourrait bien devenir dans quelques années une puissance industrielle régionale avec des produits made in Algeria capables de rivaliser avec les marques importées. Le défi est lancé. L’avenir dira si l’industrie algérienne saura le relever.
Alger16

Qu’est-ce que l’intégration nationale ?

Il s’agit de fabriquer localement, avec des composants produits en Algérie. L’idée est d’aller bien au-delà de simples opérations d’assemblage. Terminés les produits étiquetés « Made in Algeria » mais en réalité montés à partir de pièces venues de l’étranger.

Une industrie plus souveraine et compétitive
Le Président appelle à une industrie robuste, capable de répondre aux besoins du marché algérien de manière autonome. L’électroménager est en première ligne : réfrigérateurs, lave-linge, climatiseurs doivent être majoritairement produits en Algérie dans des usines tournant à plein régime.
Des entreprises comme Condor ou Iris ont déjà entamé cette transformation : plasturgie, cartes électroniques, assemblage… mais les résultats restent insuffisants. L’objectif final est clair : atteindre les 100 % d’intégration locale.

Trois grands défis à relever :
La sous-traitance : Développer un réseau de PME locales capables de fournir des composants fiables.
La formation : Former une main-d’œuvre qualifiée – ingénieurs, techniciens, ouvriers – pour soutenir une production continue.
La compétitivité : Produire localement à des coûts raisonnables, accessibles pour les consommateurs.

Produire pour l’Algérie, avant d’exporter
Le Président insiste : la priorité est de satisfaire pleinement le marché national avant de se tourner vers l’Afrique ou l’Europe. Il s’agit d’éviter les erreurs du passé, où certains produits fabriqués localement étaient paradoxalement absents des étals algériens.

Un tournant industriel
Ce discours marque un changement profond de stratégie. Si les objectifs sont atteints, l’Algérie pourrait se positionner comme une puissance industrielle régionale, capable de rivaliser avec les grandes marques internationales grâce à un véritable « Made in Algeria ».

Témoignant de l’attractivité du marché national
FIA 2025, une participation record

La 56e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA), clôturée samedi dernier au Palais des expositions (Alger), a été marquée par une participation record de 684 entreprises algériennes et étrangères, en hausse de 42% depuis 2022, ce qui témoigne de l’attractivité du marché algérien et de l’amélioration du climat d’investissement.
Cette édition, organisée du 23 au 28 juin sous le haut patronage du président de la République,
M. Abdelmadjid Tebboune, a vu la participation d’un nombre record d’opérateurs locaux et étrangers ayant exposé leurs produits et services dans divers secteurs économiques, ce qui dénote l’intérêt croissant pour les opportunités offertes par l’Algérie en tant que hub régional en matière de commerce et d’investissement.
Cet événement économique majeur, placé sous le slogan « Pour une coopération mutuelle et durable », a vu la participation de 539 entreprises algériennes et de 145 entreprises étrangères issues de 31 pays.
Lors de l’inauguration de cette édition de la FIA, le président de la République s’était félicité du développement des entreprises nationales publiques et privées et des start-up, appelant à poursuivre les efforts pour renforcer davantage la compétitivité du produit national, garantir l’autosuffisance et promouvoir les exportations. Cette édition de la FIA, organisée sur une superficie de 29.681 m2 (dont 27.331 m2 réservés aux entreprises nationales et 2.350 m2 aux entreprises étrangères), a connu une grande affluence des visiteurs, qu’il s’agisse de citoyens venus des différentes wilayas du pays, de professionnels ou d’investisseurs locaux et étrangers, en plus des diplomates et responsables étrangers ayant pris part à plusieurs rencontres, forums d’affaires et conférences organisés en marge de cet événement, lors desquels les opportunités d’investissement en Algérie ont été mises en avant et les entreprises étrangères invitées à en tirer profit.

ALGER 16 DZ

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