
Après une saison mouvementée, l’USM Alger s’offre un neuvième sacre historique en Coupe d’Algérie, sans encaisser le moindre but. L’ancien joueur et figure du club Hocine Achiou, présent lors de la finale de la Coupe d’Algérie, revient sur cette victoire pleine de symboles, marquée par un esprit d’équipe retrouvé, une défense de fer, et une gestion exemplaire de la pression qui ont fait la différence.
Hocine Achiou, ce titre arrive après une période difficile. Pouvez-vous nous parler de cette neuvième victoire ?
Ce neuvième sacre est tombé à point nommé, surtout après toutes les souffrances que l’équipe a traversées lors de la phase retour. Je tiens à leur dire bravo. Ils ont eu l’opportunité d’effacer ce qu’ils ont vécu précédemment, et ils l’ont saisie. On a vu une équipe retrouver son souffle, unir ses efforts, et produire un jeu collectif remarquable.
En tant qu’ancien joueur de l’USMA, en finale est-ce l’esprit d’équipe qui fait la différence plus que le talent individuel ?
Ce qui m’a particulièrement marqué aujourd’hui, c’est l’esprit collectif. Aucun joueur ne jouait pour sa propre gloire. Sur le premier but, par exemple, Benzaza aurait pu tirer, mais il a préféré faire la passe à Benayad, qui a inscrit le but. C’est ce type d’attitude qui fait la différence dans une finale.
Le deuxième but a également été splendide. Il est le fruit d’une belle action collective. Alilet a offert une passe parfaite à Khaldi, qui a conclu et inscrit un but historique. Cette action mérite d’être soulignée, car elle témoigne de la cohésion du groupe.
Comment expliquez-vous une telle rigueur défensive tout au long de la compétition ?
Cette Coupe d’Algérie a une saveur particulière : pour la première fois dans l’histoire du club, l’USM Alger termine une campagne de Coupe sans encaisser le moindre but. C’est une performance rare, qui montre à quel point l’équipe a été solide sur le plan défensif tout au long de la compétition. En plus de cette rigueur défensive, l’équipe a su marquer de nombreux buts. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une bonne planification dès le départ.
Selon vous, les joueurs ont-ils géré la pression d’une finale aussi importante ?
Oui, il faut dire que la pression, qui aurait pu paralyser les joueurs, a finalement joué en leur faveur. Elle les a poussés à se dépasser, à jouer en équipe, et à donner le meilleur d’eux-mêmes. Ce fut une grande force aujourd’hui.
Il faut aussi dire que l’adversaire, le Chabab, n’était pas au complet. Plusieurs joueurs clés étaient absents ou en méforme. Cela a permis à l’USMA de prendre le dessus plus facilement et de gagner en confiance. L’équipe aurait même pu creuser davantage l’écart si elle avait été plus efficace devant le but.
Un dernier mot sur cette victoire glorieuse ?
Aujourd’hui, c’est une nouvelle page qui s’ouvre. Si Dieu le veut, le club saura tirer les leçons des erreurs passées. J’espère maintenant une réconciliation entre les supporters et les joueurs, pour repartir sur de bonnes bases la saison prochaine.
Ammour Ryad
