
l Le rideau est tombé dimanche dernier sur la 15e édition du Festival national de la poésie amazighe, dans une ambiance chaleureuse mêlant verbe, musique et convivialité.
L’événement s’est conclu en beauté par l’annonce des lauréats du concours de poésie, suivie d’un concert festif qui a illuminé les visages et enchanté les cœurs. Pendant cinq jours, la ville d’Akbou a vibré au rythme des mots, accueillant plus d’une centaine de poètes venus de 19 wilayas, représentant la richesse des variantes linguistiques amazighes du pays. Une édition marquée par la finesse des textes et la profondeur des émotions, réaffirmant la place de la poésie amazighe comme pierre angulaire de l’expression littéraire. Placée sous le signe de la poésie dans ce qu’elle a de plus pur, la manifestation a su rétablir ce genre noble au centre de la scène culturelle amazighe, tout en favorisant le dialogue entre les régions. C’est ainsi qu’un jumelage poétique intense entre Timimoun et Akbou a donné naissance à un échange mémorable entre le Sud et le Nord, fait de rencontres, de traditions partagées et de moments d’inspiration commune. La scène n’a pas été réservée uniquement aux poètes : le folklore musical, en particulier les chants traditionnels féminins d’“Urar l’Xaleth” et les sublimes sonorités de l’“Ahellil” de Gourara, a apporté un souffle festif et ancestral à l’événement, reliant poésie, musique et identité. Le concours a consacré de véritables talents. Le premier prix a été attribué à Nora Hamoudi de Tizi-Ouzou, poétesse autodidacte, dont les vers poignants ont conquis le jury. Le deuxième prix est revenu à l’écrivain Rachid Oulebsir, qui n’a pas manqué de saluer la justesse de plume de sa consœur. Mohamed Harnadou, de Ouargla, et Hakima Boukerrou, d’Akbou, ont complété le palmarès, avec des œuvres riches en sens et en musicalité. Organisé par l’association Étoile culturelle d’Akbou, avec le soutien du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), ce festival a une fois de plus démontré que la poésie amazighe est bien vivante, et qu’elle continue de faire battre le cœur culturel de l’Algérie.
Cheklat Meriem
