
Le ministre de la Culture et des Arts, M. Zouhir Ballalou, a lancé, mercredi dernier à Alger, un appel aux opérateurs privés à investir dans les multiplexes cinématographiques et à exploiter les salles de projection publiques, en vue de dynamiser et développer l’industrie cinématographique nationale.
Lors de sa visite au multiplexe privé TMV – Cinéma TMC, situé au centre commercial Garden City à Chéraga (Alger), le ministre a rappelé que l’État soutient activement l’investissement privé dans le secteur du cinéma, en particulier dans les domaines de la production, de l’exploitation des salles de projection et de l’écriture de scénarios. Après avoir assisté à une présentation détaillée sur les différentes étapes de la réalisation du multiplexe TMV, mis en service en 2023, présentée par son directeur M. Riad Aït Aoudia, le ministre a qualifié ce projet de «prometteur», soulignant qu’il constitue un investissement réussi, rentable et bénéfique sur le plan social.
Réitérant le soutien du ministère de la Culture, ainsi que celui d’autres départements ministériels concernés, M. Ballalou a insisté sur le fait que le gouvernement a mis en place un cadre réglementaire clair, ainsi qu’un canevas incitatif pour relancer le secteur cinématographique, en faisant appel à l’implication des investisseurs et des professionnels du métier. L’objectif, a-t-il précisé, est d’atteindre 150 multiplexes cinématographiques à l’horizon 2030 dans le but de résorber le déficit en salles de projection et de stimuler la production cinématographique nationale à travers des expériences structurantes et ambitieuses. Le ministre a également mis en lumière le potentiel des salles de cinéma publiques placées sous la tutelle du ministère de la Culture, en appelant les opérateurs privés à les exploiter dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Dans cette dynamique, il a appelé à la création de ciné-clubs, afin d’accompagner et de soutenir la relance de l’industrie cinématographique algérienne.
De son côté, M. Mehdi Delmi, directeur général adjoint de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), a présenté un exposé sur la stratégie intégrée de développement du cinéma algérien. Devant un auditoire composé de professionnels du secteur, il a plaidé pour la mise en place d’un réseau solide de salles de cinéma et d’un marché structuré pour la production nationale, conditions nécessaires à la rentabilité des œuvres et à l’émergence d’une industrie cinématographique durable.
Le multiplexe Cinéma-TMV, qui s’étend sur une superficie totale de 990 m², comprend quatre salles d’une capacité totale de 380 places. Selon son directeur, le projet a nécessité un investissement de 350 millions de dinars.
M. Khadidja
