
À l’occasion de la 6ᵉ Conférence mondiale des présidents de Parlement, organisée samedi au siège des Nations unies à Genève par l’Union interparlementaire, les présidents du Parlement arabe, Mohammed ben Ahmed Al Yamahi, et du Parlement latino-américain et caribéen (Parlatino), Rolando Miguel Gonzalez Patricio, ont exprimé une position commune forte, appelant à « une action internationale sérieuse » en vue de mettre fin aux violations graves commises dans la bande de Ghaza par l’occupation sioniste.
Dans une déclaration conjointe en marge de cet événement d’envergure, les deux dirigeants parlementaires ont « appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l’ONU, à mettre immédiatement un terme à la guerre de famine et au génocide perpétré par l’entité (sioniste) occupante contre le peuple palestinien », dénonçant une situation humanitaire dramatique et un silence international jugé inacceptable. Les deux présidents ont affirmé la profonde convergence des positions entre les pays arabes et latino-américains, fondée sur une solidarité historique et des valeurs communes. Ils ont assuré leur appui indéfectible à la lutte du peuple palestinien pour l’autodétermination et réitéré leur soutien à « la création d’un État indépendant avec El-Qods pour capitale », objectif central du droit légitime du peuple palestinien.
Faisant écho aux dynamiques diplomatiques récentes, ils ont insisté sur le tournant amorcé dans les perceptions internationales. « Avec le récent changement positif de position internationale sur la question palestinienne, il est nécessaire de passer des paroles aux actes pour changer la réalité honteuse dans la bande de Ghaza », ont-ils déclaré, saluant les initiatives de plusieurs États en faveur de la reconnaissance de l’État de Palestine.
Au-delà de la convergence politique, les deux présidents ont mis en lumière « l’existence de nombreux points communs entre les pays arabes et latino-américains, tant sur le plan économique, social que culturel, qui constituent un fondement solide pour le renforcement des relations entre les deux parties ». Ce rapprochement structurel ouvre la voie à une coopération élargie, ancrée dans un partenariat Sud-Sud rénové. Réaffirmant leur volonté commune de renforcer les liens interparlementaires, ils ont déclaré leur engagement « à renforcer la coopération entre le Parlement arabe et le Parlement latino-américain et caribéen, afin de consolider les relations arabo-latino-américaines au niveau parlementaire ».
L’un des moments clés de cette rencontre fut la signature d’un accord de coopération conjoint entre les deux institutions parlementaires. Ce texte vise à « coordonner les positions sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, au sein des fora internationaux auxquels les deux parties participent », et à « soutenir les projets de coopération et d’intégration entre les pays arabes et latino-américains ».
Enfin, les deux présidents ont « salué l’adhésion du Parlement arabe à l’Alliance parlementaire mondiale pour la lutte contre le changement climatique, fondée par le Parlement latino-américain et caribéen en juin 2025 au siège du Parlement à Panama », acte symbolique d’un engagement partagé envers les grands enjeux globaux.
À travers des actions concertées et des engagements communs, les deux instances parlementaires comptent faire entendre une voix collective sur la scène internationale, au service des peuples et des causes justes.
G. S. E.
