
Le tirage au sort du tableau masculin de l’US Open de tennis (du 24 août au 7 septembre) a été plus clément pour le numéro un mondial, Jannik Sinner, que pour son dauphin au classement ATP, l’Espagnol Carlos Alcaraz. Dès le premier tour, le Murcien affrontera l’Américain Reilly Opelka (66e), l’une des meilleures gâchettes du circuit. En cas de succès, il pourrait ensuite croiser la route du Russe Daniil Medvedev, couronné à New York en 2021. Sans parler d’un possible quart de finale contre le natif d’Atlanta, Ben Shelton (6e). Un match d’autant plus explosif sur le papier que le récent lauréat du Masters 1000 de Toronto aurait probablement le soutien du bouillant public de Flushing Meadows.
Le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison s’annonce riche en enjeux : s’il franchit un tour de plus que son rival, Carlos Alcaraz pourrait déloger Jannik Sinner de la place de numéro 1 mondial. Vainqueur sortant, l’Italien a beaucoup de points à défendre au classement ATP, ce qui n’est pas le cas de son rival, éliminé, lui, au 2e tour. Grands favoris à New York, les deux hommes forts du circuit se sont adjugé tous les tournois du Grand Chelem depuis le début de la saison 2024 (quatre pour Sinner, trois pour Alcaraz).
En comparaison, la route de Jannik Sinner semble plus dégagée. Il commencera en douceur face au Tchèque Vit Kopriva (87e). Il pourrait retrouver l’Américain Tommy Paul (14e) en huitièmes, avant un quart de finale potentiel contre le Britannique Jack Draper (5e) et une demi-finale contre l’Allemand Alexander Zverev (3e). Celui-ci commencera contre le Chilien Alejandro Tabilo (126e) et, s’il passe, devra se méfier au deuxième tour de l’Espagnol Roberto Bautista-Agut (47e).
Un choc des générations est annoncé dès le premier tour de cet US Open. En quête d’un 25e titre record en Grand Chelem, Novak Djokovic (38 ans, 7e) devra d’abord se mesurer au prometteur américain Learner Tien (19 ans, 48e) avant de retrouver éventuellement le Danois Holger Rune en huitièmes, Taylor Fritz (4e) en quarts et Carlos Alcaraz en demies. Tout sauf une sinécure pour l’ex-numéro 1 mondial serbe.
