
La vieille ville de Miliana a été inscrite au Registre du patrimoine architectural et urbain de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a annoncé dimanche dernier le ministère de la Culture et des Arts dans un communiqué.
Cette inscription a été officialisée lors de la 10e Réunion régionale de l’Observatoire du patrimoine architectural et urbain, tenue à Beyrouth (Liban) du 28 au 30 juillet dernier. Il s’agit, selon le ministère, d’«un nouvel acquis pour l’Algérie dans la sauvegarde et la valorisation de son patrimoine culturel», avec l’ajout de la vieille ville de Miliana (wilaya de Aïn Defla) au Registre de l’ALECSO.
Le ministère souligne que cette reconnaissance est le fruit de sa stratégie visant à promouvoir et valoriser le patrimoine national à l’échelle internationale, tout en renforçant la présence de l’Algérie au sein des organisations régionales et mondiales spécialisées.
Dès l’annonce de l’ouverture des candidatures par l’ALECSO, pour la période allant du 25 janvier au 15 avril 2025, le ministère avait préparé cinq (5) dossiers complets représentant diverses régions du pays, déposés le 10 avril. Un délai qualifié de «record», illustrant la mobilisation du secteur. À l’issue de cet examen, le dossier de la vieille ville de Miliana, déjà classée secteur sauvegardé au niveau national en 2023, a été retenu, tandis que l’étude des autres dossiers est prévue lors de prochaines sessions.
Cette inscription revêt une importance particulière, puisqu’elle intervient dans le cadre du tout premier appel à candidatures lancé par l’Observatoire depuis sa mise en activité, note le ministère, saluant les contributions des experts algériens associés à l’élaboration des dossiers. Le communiqué met également en avant la démarche fondée sur la coopération institutionnelle et le travail soutenu, rappelant que l’Algérie avait activement contribué à la création de cet Observatoire. Ce nouvel acquis s’ajoute aux autres inscriptions au patrimoine mondial enregistrées depuis le début de l’année, qu’il s’agisse de biens culturels, naturels ou d’éléments immatériels. Il confirme, selon le ministère, que «la valorisation du patrimoine culturel national ne relève pas d’une action ponctuelle, mais d’un choix stratégique» visant à préserver l’identité civilisationnelle du pays et à mettre en lumière sa contribution au patrimoine arabe, régional et universel, consolidant ainsi le rôle de l’Algérie comme acteur majeur dans la protection du patrimoine matériel et immatériel.
Ch. Meriem
