
L’Algérie nourrit l’ambition de devenir la pharmacie de l’Afrique, en misant sur une production nationale forte, des infrastructures modernes et une vision stratégique orientée vers la souveraineté sanitaire.
Couvrant aujourd’hui près de 70 % de ses besoins en médicaments grâce à sa production locale, l’Algérie enregistre un progrès considérable par rapport aux décennies précédentes où la dépendance aux importations était écrasante. Cette avancée est le résultat d’une politique publique volontariste qui a favorisé la création de plus de 150 unités de production pharmaceutique réparties à travers le territoire, certaines étant déjà alignées sur les standards internationaux.
Le pays s’affirme, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, comme un acteur incontournable de l’industrie pharmaceutique en Afrique. Fidèle à ses instructions visant à atteindre la souveraineté sanitaire et à renforcer la production nationale, l’État a multiplié les efforts pour moderniser ce secteur stratégique et en faire un moteur d’intégration économique continentale.
Les efforts consentis visent à réduire la facture d’importation, à garantir l’accès aux médicaments essentiels pour l’ensemble de la population et à positionner l’Algérie comme un hub d’exportation vers le continent africain. Cette ambition s’inscrit dans un contexte où le marché pharmaceutique africain, estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars, connaît une croissance soutenue, portée par une démographie en plein essor et une demande accrue de produits de santé accessibles et fiables. L’Algérie, grâce à sa position géographique stratégique et à ses capacités industrielles, dispose d’atouts indéniables pour répondre à ces besoins.
Les grands laboratoires nationaux, tels que Saidal, Biopharm… multiplient les investissements pour diversifier leurs gammes de produits et renforcer leur présence sur les marchés étrangers. Parallèlement, des accords de coopération ont été conclus avec plusieurs pays africains, notamment dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest, afin de renforcer l’intégration sanitaire et d’établir des chaînes d’approvisionnement régionales.
Cette ambition repose également sur le potentiel humain. Chaque année, des milliers de pharmaciens, ingénieurs et chercheurs sont formés dans les universités algériennes, alimentant une main-d’œuvre qualifiée capable de soutenir le développement du secteur. L’innovation, la biotechnologie et le transfert de technologie sont au cœur de cette stratégie, avec pour objectif de produire localement des médicaments de pointe, y compris dans des domaines sensibles comme l’oncologie ou la cardiologie.
L’Algérie veut ainsi dépasser le simple cadre économique pour contribuer à la sécurité sanitaire de l’Afrique. En construisant une industrie pharmaceutique robuste et tournée vers l’avenir, elle aspire à devenir non seulement un fournisseur de médicaments, mais aussi un acteur de confiance dans la lutte contre les vulnérabilités sanitaires du continent.
ALGER 16
Une Afrique qui gagne
La 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), ouverte jeudi dernier à Alger par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, met en avant un continent africain qui croit en son potentiel et s’engage à écrire son propre récit.
Dans une vidéo partagée sur le site de l’organisation panafricaine d’expertise African Desk, son PDG, Patient Syiba Tambwe, a déclaré son plaisir de participer à l’évènement continental dans lequel «c’est l’Afrique qui gagne».
Il a affirmé que cette quatrième édition de l’IATF a déjà connu une très grande participation, ce qui constitue une bonne chose, soulignant que «c’est l’Afrique qui gagne et mes très sincères félicitations à tout le monde».
À travers l’IATF 2025, organisée dans une Algérie affirmée comme locomotive de la valorisation de la culture et de l’économie panafricaines, les participants appellent à écrire et diffuser le récit africain par les Africains eux-mêmes
Le média panafricain Africa 24 rapporte qu’à Alger, diplomates, universitaires, cinéastes et entrepreneurs créatifs venus d’Afrique, d’Europe, des Amériques et des Caraïbes ont lancé un message fort, selon lequel l’Afrique ne veut plus seulement être racontée, mais souhaite désormais écrire et diffuser son propre récit.
Commentant une table ronde consacrée aux récits de la décolonisation, organisée en marge de l’IATF, Africa 24 souligne que même si les chemins vers l’indépendance ont varié, une même question demeure partout : qui écrit aujourd’hui cette histoire et avec quelle légitimité ?, relevant que les panélistes ont posé le débat pour reconnaître les souffrances et restituer aux peuples africains la capacité de raconter leur trajectoire. Le même média rappelle que de Frantz Fanon à Assia Djebbar, d’Ousmane Sembène à Ngugi wa Thiong’o, écrivains, cinéastes et militants ont forgé un imaginaire décolonial.
Dans un autre article, Africa 24 note que l’IATF 2025 n’est pas seulement une affaire de stands et de négociations mais aussi un festival de saveurs et d’innovations culinaires, citant l’atelier Canex Gastronomie qui a mis en lumière la richesse et le potentiel de la cuisine africaine et soulignant que la gastronomie algérienne, hôte de la première édition du Canex Junior Chef, illustre la diversité d’influences qui ont façonné l’art culinaire africain.
L’Afrique gagnante s’illustre également à travers l’accord signé par l’Algérie pour approvisionner les marchés ouest-africains en équipements électriques d’une valeur de 480 millions de dollars, relève le média tunisien en ligne L’Économiste Maghrébin, qui précise que le directeur général de GESP Electric, Kobibe Djilani, a indiqué que les matières premières et les technologies seront algériennes, tandis que Sogolex, installé au Sénégal et en Côte d’Ivoire, assurera les opérations de transport et de distribution, mettant en évidence la complémentarité entre opérateurs économiques africains.
This Day Live, média nigérian, note pour sa part que les entreprises les plus innovantes d’Afrique dans de multiples secteurs convergent à Alger pour la 4e édition de l’IATF.
Le site Hiiraan en Somalie titre un article «La Somalie soutient la promotion de la ZLECAf à l’IATF 2025 à Alger», indiquant que le ministre somalien du Commerce et de l’Industrie, Mohamoud Adam Geesood, s’est joint à ses homologues du continent cette semaine à Alger où les dirigeants ont renouvelé leurs appels à accélérer la création de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Le journal Daily Newsil en Tanzanie s’est félicité du renforcement de la coopération dans l’exploration pétrolière et gazière entre son pays et l’Algérie, relevant que cette coopération est cruciale pour la croissance des activités pétrolières en amont, car elle améliorera l’efficacité de la réglementation et de la supervision dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz.
L’agence de presse du Mozambique titre : «Le président Chapo invite les entreprises algériennes à investir», rapportant que le Mozambique est prêt à travailler avec les entreprises algériennes pour créer des emplois pour les jeunes des deux pays et accélérer l’industrialisation.
Cheklat Meriem
