
Le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, a mis en lumière, lundi dernier à Alger, l’engagement constant de son institution en faveur de la promotion de la langue et de la culture amazighes, les qualifiant d’éléments fondamentaux de l’identité nationale algérienne.
Intervenant lors du «Séminaire de formation destiné aux encadrants dans le domaine de l’éducation à l’image pour enfants», et en présence de la déléguée nationale à la protection de l’enfance, Meriem Cherfi, M. Assad a présenté plusieurs projets structurants portés par le HCA. Parmi eux figurent des ateliers destinés aux élèves pour la réalisation de courts-métrages en langue amazighe, ainsi que l’organisation d’un séminaire de formation à l’intention des inspecteurs de la langue amazighe.
Il a également évoqué les préparatifs de la 6ᵉ édition du Prix du président de la République pour la littérature et la langue amazighes, ainsi que le programme d’édition d’œuvres académiques et littéraires. Ces initiatives visent à renforcer durablement la présence de la langue amazighe dans le paysage éducatif et culturel algérien.
À propos du séminaire en cours, M. Assad a précisé qu’il marque le coup d’envoi de la rentrée culturelle, pédagogique et sociale du HCA, insistant sur l’importance de l’image comme outil à la fois créatif et éducatif, permettant aux enfants de s’exprimer librement et de révéler leur potentiel. Dans la continuité des efforts du Haut-Commissariat, il a annoncé la tenue prochaine d’un forum de formation à Blida, en novembre, dédié aux inspecteurs de la langue amazighe et organisé en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.
Évoquant le programme d’édition 2025, M. Assad a souligné que le catalogue éditorial, riche de 16 publications académiques, littéraires et linguistiques, traduit l’engagement du HCA à soutenir activement la recherche scientifique et la création littéraire en tamazight dans toutes ses variantes linguistiques.
Il a également confirmé la participation du HCA à la prochaine édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), marquée par la présentation de 16 nouveaux titres. À cette occasion, une journée d’étude sur les enjeux linguistiques actuels est prévue pour le 4 novembre.
Protection de l’enfance : un dispositif juridique renforcé
Pour sa part, Meriem Cherfi, déléguée nationale à la protection de l’enfance, a mis en avant les efforts continus de l’État algérien en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant. Elle a rappelé l’existence d’un cadre juridique robuste, consacré notamment par la loi 15-12 du 15 juillet 2015 relative à la protection de l’enfant, qui a permis la création de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance (ONPPE).
Mme Cherfi a souligné que la Constitution de 2020 a, quant à elle, consacré la notion d’«intérêt suprême de l’enfant», en consolidant davantage ses droits fondamentaux.
Elle a estimé que les progrès réalisés par l’Algérie dans ce domaine se traduisent par la mise en œuvre de textes réglementaires destinés à garantir aux enfants les conditions nécessaires à leur croissance, leur éducation et leur épanouissement.
M.Khadidja
