La centralité de la reconnaissance de l’État palestinien : Une priorité de la diplomatie algérienne

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réaffirmé lors d’une conférence de presse, organisé samedi dernier à Alger, la centralité de la cause palestinienne dans la diplomatie algérienne. Dans une de ses prises de paroles, le ministre a insisté sur le caractère crucial de la reconnaissance internationale de l’État de Palestine, au moment où plusieurs évolutions diplomatiques majeures semblent converger vers cette dynamique.
Le chef de la diplomatie a martelé que «la priorité actuelle pour les Palestiniens est d’obtenir la reconnaissance de leur État», mettant en exergue les récents signaux positifs venus de puissances occidentales. En effet, le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, la France et la Nouvelle-Zélande ont exprimé leur intention d’officialiser cette reconnaissance durant le mois en cours.
Pour le chef de la diplomatie algérienne, cette évolution témoigne d’un tournant diplomatique majeur, fruit d’années de plaidoyer international, mais également de la mobilisation continue de pays comme l’Algérie, qui ont toujours inscrit la cause palestinienne au cœur de leurs priorités régionales et mondiales.

La solution à deux États comme horizon politique
Interrogé sur la possibilité de soumettre au Conseil de sécurité un projet de résolution appuyant la Déclaration de New York et consacrant la mise en œuvre de la solution à deux États, le ministre algérien a été clair : les efforts diplomatiques se concentrent sur «la nécessité de parvenir à la solution à deux États avec l’établissement d’un État palestinien indépendant». Cette déclaration résonne avec la position historique de l’Algérie, qui a toujours défendu le droit du peuple palestinien à disposer d’un État souverain, avec Al-Qods pour capitale, dans le cadre d’un règlement global et équitable du conflit.

La solidarité algérienne face à l’agression contre le Qatar
L’actualité régionale a également été abordée, notamment l’agression sioniste contre Doha. Le ministre a loué l’initiative réactive algérienne : «Nous avons pris l’initiative de demander au Conseil de sécurité de tenir (une réunion) et nous avons exprimé notre position suite à cette odieuse agression contre l’État du Qatar frère.» Il a ajouté que «nous avons également exprimé notre position dans le communiqué clair publié juste après cette agression par l’occupant», a-t-il noté, insistant sur la fermeté de l’Algérie face à toute violation du droit international et des souverainetés étatiques. Le chef de la diploamtie algérienne a d’ailleurs précisé que le communiqué adopté par le Conseil de sécurité condamnant cette attaque n’a pu voir le jour que grâce à «l’insistance de l’Algérie», illustrant la capacité d’Alger à peser diplomatiquement dans les enceintes multilatérales.

Le Burundi, un partenaire africain de confiance
Dans un autre registre, le ministre des Affaires étrangères a révélé qu’une visite officielle du président du Burundi en Algérie se tiendra prochainement. Il a assuré que «les relations entre l’Algérie et le Burundi sont au beau fixe». Cette visite s’inscrit dans le prolongement d’un partenariat politique et économique en plein essor. La participation du Premier ministre burundais à la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), qui se tient du 4 au 10 septembre à Alger, illustre d’ailleurs l’importance que Bujumbura accorde à l’Algérie en tant qu’acteur pivot dans l’intégration économique africaine. Comme l’a rappelé M. Attaf, cela témoigne de «l’intérêt porté par le Burundi à l’accueil de cet événement par l’Algérie». Le ministre a enfin évoqué sa propre visite au Burundi, effectuée l’année dernière en qualité d’envoyé spécial du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre des élections à l’Union africaine. Il a souligné qu’«un accueil exceptionnel lui avait été réservé à cette occasion», signe de la solidité et de la chaleur des liens entre Alger et Bujumbura.

L’Algérie, un acteur diplomatique affirmé
À travers ces déclarations, M.Ahmed Attaf a confirmé la ligne constante de la diplomatie algérienne : soutien indéfectible à la cause palestinienne, défense de la légalité internationale et consolidation des alliances africaines. En ce sens, cette conférence a permis de rappeler que l’Algérie entend rester un acteur central dans les équilibres régionaux et internationaux, en conjuguant fidélité à ses engagements historiques et adaptation aux mutations géopolitiques contemporaines.
G.Salah Eddine

ALGER 16 DZ

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