En s’imposant comme un pilier de l’industrie automobile algérienne : L’usine FIAT franchit un cap historique

L’industrie automobile algérienne vient de franchir une étape décisive avec la montée en puissance du site FIAT de Tafraoui (Oran). En moins d’un an et demi d’activité, ce complexe industriel s’affirme déjà comme l’un des projets les plus structurants du secteur manufacturier du pays et un symbole du partenariat stratégique entre l’Algérie et le groupe Stellantis.

« L’usine FIAT de Tafraoui (Oran) a franchi le cap des 50.000 véhicules produits depuis son démarrage fin 2023″, a martelé FIAT Algérie dans un communiqué. » Ce chiffre n’est pas anodin. Il témoigne d’une montée en cadence rapide et maîtrisée, rare dans l’histoire récente des implantations industrielles en Algérie.
« Ce jalon illustre la montée en cadence du site industriel, inauguré en décembre 2023, et sa contribution au développement de la filière automobile en Algérie », souligne le constructeur automobile. Derrière cette phrase, c’est tout un écosystème qui se met en place : des sous-traitants locaux, des centres de formation, des standards de qualité internationale et une logistique modernisée.
Les ambitions sont claires et chiffrées. « Après avoir produit 17.000 véhicules en 2024, note la même source, l’usine prévoit d’atteindre 60.000 unités durant l’année en cours puis 90.000 en 2026. » Ce calendrier traduit non seulement une progression du volume, mais aussi une stratégie d’intégration progressive des composants et de diversification des modèles, afin d’en faire un véritable hub industriel pour l’Afrique du Nord.
Cette montée en puissance est également stratégique pour Stellantis. « Cette étape confirme l’émergence du site de Tafraoui comme hub industriel régional pour Stellantis et réaffirme l’engagement à long terme du Groupe en faveur du développement de l’industrie automobile en Algérie », souligne le communiqué. Le site de Tafraoui n’est plus seulement un atelier d’assemblage : il est en passe de devenir une plateforme d’exportation et d’innovation, capable de rayonner vers l’Afrique et le Bassin méditerranéen.
Mais cette réussite repose d’abord sur l’investissement dans le capital humain. FIAT Algérie a également relevé que ces réalisations étaient « rendues possibles grâce à l’engagement des 1.784 talents de l’usine, qui ont bénéficié de plus de 432.000 heures de formation dispensées notamment en partenariat avec l’Institut national spécialisé de formation professionnelle (INSFP) de Belgaïd à Oran ». Cette donnée illustre la priorité donnée au transfert de compétences et à l’élévation des standards techniques.
L’usine s’inscrit dans une logique d’ancrage territorial. « De plus, des apprentis issus de six autres centres de formation de la région d’Oran effectuent régulièrement des stages pratiques à l’usine FIAT de Tafraoui, couvrant différentes spécialités liées à l’industrie automobile, indique la même source. » Cette politique d’ouverture crée un vivier de main-d’œuvre qualifiée et prépare une génération d’ingénieurs et de techniciens aptes à répondre aux besoins croissants de la filière.
Au-delà des chiffres, l’expérience de Tafraoui montre qu’un projet industriel peut devenir un catalyseur de transformation économique. Le site est en train de structurer un réseau d’équipements et de fournisseurs, d’introduire des normes internationales et d’ancrer durablement l’Algérie dans la carte mondiale de l’automobile. La perspective d’atteindre 90.000 unités dès 2026 traduit la volonté de bâtir un pôle d’excellence, au service non seulement du marché local, mais aussi des exportations régionales dans le cadre de la ZLECAf.
À terme, ce projet pourrait inspirer d’autres initiatives industrielles en Algérie : conjuguer investissements étrangers, montée en compétences locales et structuration de filières. Le cap des 50.000 véhicules n’est donc qu’un jalon ; c’est la preuve concrète qu’une politique industrielle volontariste, adossée à un partenariat international solide, peut générer croissance, emplois qualifiés et innovation dans un pays en pleine diversification économique.
G. Salah Eddine

ALGER 16 DZ

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