
Il a semblé intouchable toute la semaine. À Tokyo, Carlos Alcaraz a encore franchi un cap pour livrer une prestation quasi parfaite en finale de l’ATP 500, où il a pris le dessus sur Taylor Fritz en deux manches (6-4, 6-4). Ce triomphe lui permet de décrocher son 8e titre en 2025, le 24e de sa jeune carrière, confirmant un peu plus sa domination sur le circuit.
Une revanche assumée
Il y a moins de deux semaines, l’Espagnol avait plié face à Fritz en deux sets lors de la Laver Cup. Fidèle à sa parole, Alcaraz a rectifié le tir avec brio. Dès les premiers échanges, il a imposé son intensité et sa variété, forçant l’Américain à puiser dans ses réserves. Le protégé de Juan Carlos Ferrero s’était promis de remettre les pendules à l’heure, et il l’a fait avec une maîtrise impressionnante.
Un service solide pour résister au danger
Fritz, tête de série numéro 2 du tournoi et actuel 5e mondial, avait pourtant donné le ton en obtenant une balle de break dès le jeu inaugural. Mais Alcaraz, intraitable derrière sa première balle (6 aces, 15 points remportés sur 17 premiers services dans le premier set), a éteint cette menace. L’Américain a tenu aussi longtemps qu’il a pu, sauvant plusieurs balles de break avec courage, avant de céder à 5-4 sur une faute en coup droit. Un moment charnière dont Alcaraz a immédiatement profité pour empocher la première manche.
Fritz combatif mais diminué
Mené 5-2 dans le second acte, Fritz a semblé accuser le coup physiquement, manipulé à plusieurs reprises pour une douleur à la cuisse gauche. Pourtant, il s’est battu jusqu’au bout, trouvant même le moyen de débreaker sur un splendide revers long de ligne pour revenir à 5-4. Mais l’embellie fut de courte durée : Alcaraz, impassible, a sorti de son arsenal quelques amorties millimétrées pour déstabiliser son rival et conclure la rencontre au service.
Une saison étincelante
Avec cette nouvelle victoire, Alcaraz poursuit une saison 2025 de haute volée, déjà marquée par ses sacres à Roland-Garros et à l’US Open. Tokyo représente sa 10e finale disputée cette année, la neuvième consécutive, une régularité exceptionnelle pour un joueur de seulement 22 ans. Sa semaine japonaise aura été presque parfaite, puisqu’il n’a laissé échapper qu’un seul set. Toujours souriant, le Murcien a quitté le court avec l’aisance de ceux qui semblent au sommet de leur art. «Je voulais prendre ma revanche et je suis heureux de l’avoir fait de cette manière», a-t-il glissé après sa victoire. Déjà tourné vers la suite, il visera maintenant un nouveau coup d’éclat au Masters 1000 de Shanghai, prochaine étape de son automne survolté.
A.Amine
