Sommet des présidents de Parlement du G20 / Investissements étrangers : Les efforts de l’Algérie pour instaurer une flexibilité législative attractive soulignés

C’est dans le cadre prestigieux de la 4ᵉ session du 11ᵉ Sommet des présidents de Parlement du G20, tenu à Kleinmond (Afrique du Sud), que l’Algérie a une nouvelle fois affirmé, samedi dernier, ses ambitions de devenir un pôle d’attraction majeur pour les investissements miniers.
À travers l’intervention remarquée du député de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Salmi Lakhdar, la délégation algérienne a détaillé les efforts déployés par l’État pour instaurer un cadre juridique moderne et flexible, capable de séduire les investisseurs internationaux tout en garantissant une exploitation durable de ses ressources.
Dans une allocution centrée sur « la contribution de la richesse minière à la croissance économique et au développement durable », M. Salmi a d’abord mis en exergue « le rôle de l’activité minière dans le soutien à la croissance économique mondiale ». Loin d’être un simple exposé technique, son intervention s’est inscrite dans une perspective stratégique : faire entendre la voix d’une Algérie réformée, ouverte sur son environnement africain et sur les marchés globaux, désireuse de faire de ses ressources minières un levier d’intégration économique et d’innovation durable.
À ce titre, le député a dressé un panorama des principales potentialités minières nationales, citant « de grands projets tels que la mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf), la mine de phosphate de Djebel El Onk (Tébessa) et la mine de zinc et de plomb de Oued Amizour (Béjaïa), outre les infrastructures stratégiques, comme les réseaux ferroviaires, routiers et portuaires, garantissant une exploitation rationnelle et durable des ressources nationales ». Ces exemples incarnent la nouvelle approche de l’Algérie, qui vise à combiner mise en valeur des gisements et modernisation des infrastructures pour assurer une compétitivité durable.
L’intervention a également insisté sur les réformes juridiques entreprises par le pays, notamment dans le domaine de l’investissement et des mines. M. Salmi a rappelé que ces mesures visaient à « renforcer la transparence, instaurer un cadre juridique attractif pour les investissements étrangers et adopter une flexibilité législative encourageant des investissements durables ». Autrement dit, il s’agit de créer un écosystème normatif qui donne confiance aux opérateurs internationaux, tout en protégeant les intérêts nationaux et l’environnement.
Au-delà de la dimension nationale, le député a plaidé pour une vision plus intégrée des flux financiers et commerciaux. Dans son discours, il a souligné « l’importance d’établir un pont économique et financier solide entre les pays du G20 et les autres nations, ainsi que de coopérer avec les institutions financières internationales pour parvenir à une économie mondiale équilibrée et durable ». Cette prise de position réaffirme le rôle que l’Algérie entend jouer dans le dialogue Sud-Sud et Nord-Sud, en mobilisant ses ressources minières comme catalyseur de partenariats équitables.
Pour appuyer son propos, M. Salmi a présenté une lecture lucide des atouts compétitifs du continent africain. Il a ainsi passé en revue « les avantages compétitifs de l’Afrique qui détient environ 36 % des réserves mondiales de minerais, avec des taux de réserves atteignant 70 % pour certains minéraux essentiels tels que le platine, le cobalt, l’uranium et le lithium, des minerais se trouvent au centre des technologies des industries propres, qui constituent l’orientation industrielle mondiale de l’avenir ». En d’autres termes, l’Afrique n’est plus seulement un fournisseur de matières premières : elle est au cœur de la transition énergétique et numérique mondiale.
Cette perspective prend tout son sens dans un contexte où les industries propres et les technologies de pointe sont devenues le moteur de la croissance globale. Les propos du député algérien mettent en lumière un enjeu central : transformer le potentiel minier africain en un véritable levier de création de valeur locale, d’industrialisation et de transfert de technologies, plutôt qu’en simple rente d’exportation.
Enfin, M. Salmi a tenu à rappeler que «l’Afrique, jouissant d’une main-d’œuvre jeune et apte à s’adapter aux mutations technologiques, dispose en outre d’une position géographique attractive, ce qui en fait une destination prometteuse pour les investissements ». L’accent mis sur la jeunesse et sur la localisation stratégique du continent illustre la vision prospective de l’Algérie : faire de son capital humain et de son ancrage géographique deux atouts complémentaires pour attirer les investisseurs et bâtir des partenariats gagnant-gagnant.
En somme, l’intervention du député algérien au Sommet du G20 a dépassé le simple plaidoyer en faveur des ressources nationales pour inscrire la politique minière de l’Algérie dans un cadre global de développement durable et d’intégration africaine. Elle témoigne d’une volonté affirmée de l’État de combiner réformes, attractivité, infrastructures et diplomatie économique, afin de positionner l’Algérie comme un acteur incontournable de la nouvelle économie des ressources stratégiques.
G. Salah Eddine

ALGER 16 DZ

Next Post

Faire du sport pour garder la santé  : Pourquoi et comment faire du sport pour garder la santé 

lun Oct 6 , 2025
C’est bien connu : le sport est bon pour la santé. Concrètement, quels sont les bénéfices à pratiquer une activité physique régulière ? Quels sports privilégier selon votre condition physique et vos disponibilités ? Quelle est la fréquence la mieux adaptée ? Le sport, des bienfaits sur votre santé physiqueLes bénéfices du sport […]

You May Like

Alger 16

Le quotidien du grand public

Édité par: Sarl bma.com

Adresse: 26 rue Mohamed El Ayachi Belouizdad

Adresse du journal: 5-7 Rue Sacré-coeur Alger Centre

E-mail:alger16bma@gmail.com

Numéro de téléphone: 021 64 69 37