
Le succès des opérations menées, en un temps record, par les services de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales dans la lutte contre les bandes de quartier et les réseaux criminels illustre la ferme détermination de l’État à garantir la primauté de la loi et à préserver la quiétude publique. Cette efficacité traduit une stratégie nationale de sécurité fondée sur l’anticipation, la réactivité et la rigueur, au service de la protection des citoyens et de leurs biens.
Ces résultats remarquables, mis en évidence par la rapidité et la précision du traitement des affaires criminelles, témoignent de la pleine mobilisation des forces de sécurité, de leur haut niveau de compétence et de leur parfaite maîtrise des outils modernes de dissuasion et d’enquête, notamment grâce à l’exploitation optimale des technologies et du renseignement opérationnel.
Dans son allocution prononcée à l’ouverture de la nouvelle année judiciaire, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait rappelé avec force que « la véritable justice repose sur le rapprochement et l’interaction positive avec les citoyens, l’amélioration des services et la lutte, avec fermeté et rigueur, contre toutes les formes de corruption et de criminalité qui menacent le tissu social et leur faire face avec rigueur et fermeté ». Ce message présidentiel, à la fois clair et mobilisateur, trace les contours d’une justice plus proche du citoyen et d’un État résolument engagé contre les dérives criminelles.
Dans le même esprit, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a souligné que « la garantie de la sérénité publique est en tête des priorités sectorielles ». Il a ajouté que « des mesures d’appui seront mises en œuvre afin d’intensifier la présence sécuritaire, notamment dans les périmètres des structures scolaires et universitaires ». Il a également mis en garde que « toute atteinte à la sécurité du citoyen et à la sérénité publique sera traitée avec fermeté, en veillant à l’application stricte des lois de la République ».
Ces orientations politiques et sécuritaires se traduisent concrètement sur le terrain par une modernisation continue des méthodes d’intervention. Face à des criminels de plus en plus violents, souvent armés d’armes blanches et cherchant à instaurer un climat de peur, les forces de sécurité redoublent d’efficacité. Leurs interventions coordonnées ont permis le démantèlement de plusieurs bandes dans différentes wilayas du pays, notamment à Tipasa, Alger et Blida, en un laps de temps particulièrement court.
Ainsi, le dénommé “Hichem”, à la tête d’un groupe criminel sévissant dans la région de Bou Ismail (Tipasa), a été interpellé dans la nuit de lundi, à la suite d’une agression largement relayée sur les réseaux sociaux. À Alger, plusieurs bandes ont également été neutralisées, notamment à Birtouta et à Aïn Taya, après des attaques violentes contre des citoyens.
Dans la wilaya de Blida, une rixe à l’arme blanche entre membres d’une bande a été rapidement maîtrisée, rétablissant la sécurité au sein du quartier d’Ouled Slama.
Sur le plan juridique, la lutte contre les bandes de quartier repose sur un arsenal législatif rigoureux. La loi 20-03 de 2020 relative à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartier érige ce phénomène en crime grave. Elle prévoit des peines d’emprisonnement de deux (2) à vingt (20) ans, pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité en cas de décès.
Le texte définit la bande de quartier comme « tout groupe composé de deux personnes ou plus, appartenant à un ou à plusieurs quartiers d’habitation, qui commet un acte ou plus dans le but de créer un climat d’insécurité à l’intérieur des quartiers ou dans tout autre espace, ou dans le but d’en assurer le contrôle, en usant de violences morales ou physiques exercées à l’égard des tiers, en mettant en danger leurs vies, leurs libertés ou leur sécurité, ou en portant atteinte à leurs biens, avec port ou utilisation d’armes blanches».
Ce dispositif législatif, appuyé par une stratégie sécuritaire d’envergure, constitue un rempart solide contre la délinquance urbaine. Mais la réussite de cette politique de sécurité publique dépend également de la vigilance citoyenne. La contribution de la société civile s’avère déterminante pour éradiquer durablement ce fléau, notamment à travers la promotion d’une culture de signalement, en utilisant les numéros verts mis à disposition par les services de sécurité ou les applications numériques dédiées.
La cohérence et la complémentarité entre la rigueur institutionnelle, l’efficacité sécuritaire et l’engagement citoyen font de la lutte contre les bandes criminelles un axe majeur de la politique nationale de stabilité. En alliant fermeté, justice et proximité, l’Algérie démontre qu’elle reste fidèle à son objectif : garantir un espace public sûr, apaisé et conforme aux valeurs républicaines.
G. Salah Eddine
