
Le secteur touristique bénéficie d’une visibilité sans précédent aux États-Unis. La chaîne de télévision américaine ABC7 diffuse, depuis lundi dernier, une série documentaire quotidienne exclusivement dédiée à la promotion des atouts touristique et culturels exceptionnels de l’Algérie. Cette série, diffusée en collaboration avec l’ambassade d’Algérie aux États-Unis, est à l’antenne tous les jours entre 10h et 11h (heure de la cote Est des États-Unis). Ce projet se distingue par la diversité de sa couverture, présentant à la fois la richesse culturelle des grandes agglomérations comme Alger, Tipaza, Constantine, et Annaba, et le potentiel unique des destinations touristiques du Grand Sud algérien. L’objectif affiché de cette série est double : d’une part, exploiter l’intérêt croissant des médias américains pour le pays afin de promouvoir le tourisme national et, d’autre part, mieux faire connaître l’Algérie au sein des agences et des cercles touristiques américains. Pour le lancement de cette série, l’ambassadeur algérien à Washington, Sabri Boukadoum, a été la figure centrale du premier épisode. Au cours de son intervention, il a insisté sur l’attractivité exceptionnelle de l’Algérie, tant sur le plan touristique que culturel. L’ambassadeur a mis en exergue l’accueil chaleureux des Algériens, décrivant cette qualité comme la première chose qui frappe les voyageurs et a affirmé qu’elle était ancrée dans « l’ADN nationale ». Il a, en outre, mis en avant la grande pluralité de la culture algérienne. Cette dernière est marquée, selon lui, par le brassage des composantes amazighe, arabe, africaine, et méditerranéenne — une richesse que les Algériens perçoivent comme un fort motif de fierté. Abordant la question géographique, M. Boukadoum a loué la majesté du désert algérien, le décrivant comme « le plus beau au monde », en raison de ses panoramas spectaculaires et de son immensité. L’ambassadeur a cependant tenu à nuancer ce point, insistant sur le fait que l’attractivité touristique du pays ne se cantonnait pas au seul Sahara, mais s’étendait à de multiples autres régions qu’il a jugées tout aussi remarquables et éblouissantes.
En outre, M. Boukadoum a rappelé que l’Algérie s’illustrait comme une destination privilégiée pour le tourisme religieux. Il a cité l’exemple des pèlerins catholiques, qui peuvent se rendre à Annaba pour visiter l’emblématique basilique Saint-Augustin.
À cet égard, l’ambassadeur algérien a insisté sur l’opportunité unique qu’offre une visite en Algérie : plonger au cœur des vestiges des civilisations successives. M. Boukadoum a notamment souligné que les voyageurs n’ont pas besoin de se rendre uniquement en Italie pour admirer les ruines romaines, précisant qu’elles existent dans de nombreuses villes algériennes. Il a même indiqué que le pays se classait au deuxième rang mondial pour la présence de ruines romaines, juste après l’Italie. Pour conclure son intervention, M. Boukadoum a rappelé l’ancienneté des liens algéro-américains, faisant notamment référence à la célébration récente du 230e anniversaire du traité de paix et d’amitié, signé à l’époque par le président George Washington et le Dey d’Alger. M. Boukadoum a exprimé l’espoir de voir s’accroître le nombre de touristes américains en Algérie, notamment grâce aux facilités désormais accordées pour l’obtention du visa.
Abir Menasria
