
En Ligue des champions, les deux représentants algériens, le MCA et la JSK, ont carrément foiré dans leur mission puisqu’aucun d’eux n’a réussi à franchir le cap de la phase des groupes. La JSK a tout simplement été méconnaissable, du début jusqu’à la fin. Elle a commencé de la pire des manières avec ce cruel 1 à 4 subi au Caire contre le géant Al Ahli et a fini avec cet autre féroce 0 à 3 encaissé sans réagir en Afrique du Sud contre les Young Africans. Le bilan des Kabyles est très maigre, pour ne pas dire déshonorant. En six matchs joués, ils n’ont récolté que 3 maigres points laborieusement, au bout de trois nuls et trois humiliantes défaites. Ils n’ont réussi à inscrire aucun but, puisque même le but qui leur a été accordé au Caire a été l’œuvre d’un défenseur adverse qui a trompé son gardien. A l’inverse, la JSK a encaissé pas moins de huit buts. En définitive, la plus inoffensive attaque et la plus perméable défense du groupe B où elle a fini à la dernière place. Bref, de la JSK l’Africaine, il n’est resté que des souvenirs, en attendant des jours meilleurs. De son côté, le MC Alger n’a pas du tout honoré l’aura qu’il s’est taillée en Ligue 1 qu’il domine de long en large depuis maintenant deux saisons. Toujours leader sans jouer depuis la 15e journée avec en sus 4 points d’avance sur le deuxième, le CSC, qui est à son 19e match, le Mouloudia donne l’air de subir un véritable paradoxe qui le révèle encore immature pour conquérir le respect en dehors des frontières. Pour le challenge africain, il paraît encore un stagiaire en plein apprentissage. Il quitte ainsi la Ligue des champions logiquement après 2 victoires, 1 nul et 3 défaites fatidiques. Pas du tout suffisant pour prétendre à cette deuxième étoile qui fait rêver le président Hadj R’Djem. Ce dernier n’en disconvient pas d’ailleurs, lui qui s’est confondu après coup dans un communiqué spécial d’excuses aux supporters. Maintenant que le mal est fait, il faudra sans doute se consacrer à l’essentiel, bien revoir ce parcours et en tirer les enseignements qui s’imposent. La conquête continentale impose un travail de fond, la mise en place d’une stratégie féconde, pas seulement des joueurs ou des staffs rémunérés à coups de milliards de l’argent public. La démarche reste aussi valable pour la JSK.
D. C.
