Qu’est ce qu’une Convulsions fébriles chez l’enfant

Les convulsions fébriles de l’enfant sont des crises convulsives survenant lors d’un épisode de fièvre élevée chez les nourrissons et les jeunes enfants. Souvent très impressionnantes pour l’entourage, elles sont le plus souvent bénignes et isolées et n’ont généralement aucun rapport direct avec l’épilepsie.

Un traitement préventif est néanmoins nécessaire dans un certain nombre de cas pour limiter le risque de récidives lors d’un nouvel épisode de fièvre.

Qu’est-ce qu’une convulsion fébrile ?
Les convulsions fébriles de l’enfant, ou crises convulsives hyperthermiques, correspondent à la survenue de convulsions chez l’enfant lors d’un épisode de fièvre supérieure à 38°C. Les convulsions sont des accès de secousses musculaires involontaires et saccadées. Elles surviennent chez un nourrisson ou un jeune enfant, âgé de 3 mois à 5 ans, en bonne santé, sans maladie neurologique connue et sans infection cérébrale grave (de type méningite par exemple).
Que les parents se rassurent, les convulsions fébriles de l’enfant ne concernent pas tous les enfants lorsqu’ils font de la fièvre. D’après les estimations, entre 2 et 7 % des nourrissons et des jeunes enfants sont touchés, de 3 mois jusqu’à 5 ans. Le plus souvent, les convulsions fébriles affectent les enfants entre 1 et 3 ans, avec un pic de fréquence autour de 18 mois. Après l’âge de 2 ans, elles deviennent plus rares, le cerveau étant alors moins sensible à la fièvre. Les garçons sont autant touchés que les filles, sauf en ce qui concerne les filles de moins de 18 mois qui sont plus à risque de convulsions fébriles fréquentes et sévères.

Quelles sont les principales causes des convulsions fébriles de l’enfant ?
Tous les contextes où un jeune enfant a de la fièvre, par exemple en cas d’infection bactérienne ou virale, peuvent être à l’origine de convulsions fébriles de l’enfant. Les convulsions résultent de la fièvre, et pas de la cause de la fièvre. Les convulsions se produisent généralement lors de la montée de la température corporelle ou dans les premières heures d’une fièvre élevée. L’origine de ces convulsions est interprétée comme une réponse de l’organisme de l’enfant à une fièvre soudaine, le cerveau encore immature des enfants ayant un seuil convulsivant bas (les convulsions se déclenchent plus facilement que chez les adultes).
Certains enfants sont plus prédisposés que les autres au risque de convulsions fébriles, en particulier dans les situations suivantes :

  • Des antécédents de convulsions chez les parents ou dans la fratrie (prédisposition génétique) ;
  • Des antécédents de convulsions fébriles avant l’âge de un an ;
  • Un premier épisode de convulsions fébriles au cours d’une fièvre peu élevée (inférieure à 38,5 °C).
    Généralement, la crise convulsive est unique et isolée, mais elle peut récidiver dans 25 à 50 % des cas après le premier épisode. La récidive a lieu généralement dans les deux ans qui suivent la première crise (90 % des cas). Des facteurs de risque de récidive ont pu être identifiés :
  • Un âge inférieur à un an au premier épisode de convulsions fébriles ;
  • Des antécédents de convulsions fébriles chez le père ou la mère ;
  • La survenue du premier épisode lors d’une fièvre peu élevée et de courte durée.
    Les convulsions fébriles de l’enfant ne constituent pas une forme particulière d’épilepsie. Le risque de développer une épilepsie à la suite d’épisodes de convulsions fébriles est aujourd’hui encore controversé. Il est estimé à 1 % après une crise de convulsions fébriles simples et à 10 % après des convulsions fébriles compliquées. Par ailleurs, le risque ultérieur d’épilepsie est doublé après un deuxième épisode de convulsions fébriles.
    Plusieurs spécialistes ont évoqué des facteurs de risque d’épilepsie, en lien avec les convulsions fébriles de l’enfant, notamment :
  • Des convulsions fébriles répétées au cours d’un même épisode de fièvre ;
  • Une première crise convulsive survenue à un âge précoce (avant 1 an) ou à un âge tardif (après l’âge de 6 ans) ;
  • L’existence d’un handicap neurologique ou d’un développement anormal ;
  • Le sexe féminin ;
  • Les antécédents familiaux d’épilepsies.
    Lorsqu’une épilepsie se développe secondairement chez un enfant ayant connu des épisodes de convulsions fébriles, l’épilepsie peut être bénigne ou sévère.

Quels sont les signes d’une convulsion fébrile de l’enfant ?
Les convulsions fébriles de l’enfant se manifestent par des contractions musculaires involontaires saccadées. Tout le corps de l’enfant est soudain secoué par des spasmes musculaires symétriques, ses membres s’agitent involontairement de manière saccadée, l’enfant perd conscience ou présente une courte absence, ses yeux peuvent se révulser ou son regard être fixe.
Deux types de convulsions fébriles sont pris en compte :

  • Les convulsions fébriles simples sont les plus fréquentes, marquées par une crise unique, brève (moins de 15 minutes au total), bilatérale, symétrique et sans déficit neurologique transitoire ou permanent.
  • Les convulsions fébriles compliquées sont longues (plus de 15 minutes), répétées sur 24 heures, unilatérales et associées à un déficit neurologique transitoire ou permanent. Les crises convulsives compliquées sont plus fréquentes chez les nourrissons de moins de un an, avec des symptômes neurologiques et/ou des troubles antérieurs du développement psychomoteur.
    Quel que soit le type de convulsions fébriles, l’évolution est bénigne dans 98 % des cas, malgré le caractère parfois très impressionnant de la crise convulsive.

Est-ce dangereux de convulser pour un enfant ?
Les convulsions fébriles de l’enfant peuvent être très impressionnantes pour l’entourage de l’enfant (parents, famille, assistantes maternelles, personnel de crèche ou d’école, …). Pourtant, il est capital de ne pas paniquer et d’adopter les bons gestes pendant la crise et après.
Pendant la crise, il est important de :

  • Mettre l’enfant en position latérale de sécurité : L’enfant est tourné sur le côté, la tête légèrement plus basse que le corps pour permettre à sa salive de s’écouler, empêcher les fausses routes et l’étouffement en cas de vomissements ;
  • Rester près de l’enfant et le surveiller pour éviter qu’il ne se blesse ;
  • Ne pas chercher à entraver ses mouvements ;
  • Ne pas essayer de lui ouvrir la bouche, ni d’y introduire quelque chose ;
  • Desserrer ses vêtements et le découvrir ;
  • Noter l’heure de début de la crise convulsive.
  • Généralement, il est inutile d’appeler les services de secours, si la crise dure moins de 5 minutes et que l’enfant récupère en moins de 10 minutes. Il est recommandé de consulter le médecin ou le pédiatre pour rechercher l’origine de la fièvre et confirmer le diagnostic de convulsions fébriles.
    En revanche, il est impératif de contacter les services d’urgence dans les situations suivantes :
  • L’enfant a moins de 6 mois ou plus de 5 ans ;
  • Il est atteint d’une maladie neurologique connue ;
  • Il n’a pas de fièvre ;
  • Ses lèvres ou ses mains sont bleutées (signe de cyanose) ;
  • Sa respiration est difficile ;
  • Les convulsions sont unilatérales et asymétriques ;
  • La crise dure plus de 5 minutes et l’enfant ne récupère pas en moins de 10 minutes ;
  • L’enfant présente une paralysie après les convulsions ;
  • Les épisodes de convulsions se répètent plusieurs fois sur 24 heures.

Comment savoir si mon enfant fait des convulsions fébriles ?
Le diagnostic
Le diagnostic des convulsions fébriles de l’enfant repose essentiellement sur les symptômes caractéristiques de la crise convulsive associés à une fièvre élevée. Le médecin s’appuie sur les données recueillies au cours de la crise par l’entourage de l’enfant. Néanmoins, des examens peuvent être nécessaires pour rechercher la cause de la fièvre ou une origine neurologique aux convulsions. Parmi les examens complémentaires possibles, figurent :

  • Des examens sanguins pour rechercher la cause de la fièvre et évaluer l’état de santé de l’enfant ;
  • Une analyse d’urines (recherche d’une infection urinaire) ;
  • Des examens neurologiques pour détecter une éventuelle maladie neurologique (électroencéphalogramme, fond d’œil, scanner, …) ;
  • Une ponction lombaire pour écarter une infection au niveau du cerveau ou des méninges.

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