
La mise en service, samedi dernier à Oran, d’un bureau régional dédié à la légalisation des documents administratifs destinés à l’étranger a été chaleureusement saluée par les habitants et les experts de l’ouest du pays. Ils estiment que cette initiative constitue une avancée majeure pour rapprocher l’administration des citoyens et améliorer la qualité du service public.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé la cérémonie d’inauguration, accompagné du secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb. Une cérémonie similaire s’était déjà tenue mercredi dernier dans les wilayas d’Ouargla et de Constantine.
À Oran, les habitants ont exprimé leur satisfaction face à l’ouverture de cette nouvelle structure. Mme Hadjer a souligné que la possibilité d’accomplir ces démarches localement simplifiera les procédures administratives, réduira les délais de traitement et évitera aux résidents de l’Ouest de se déplacer jusqu’aux services centraux à Alger.
De son côté, un citoyen, Chemseddine, a qualifié l’inauguration de cette annexe d’«étape majeure » vers l’amélioration de la qualité des services publics, en phase avec la modernisation et la digitalisation de l’administration. Il a indiqué que cette structure permettra désormais de légaliser les documents dans des délais nettement plus courts. À Sidi Bel-Abbès, le jeune Abderrahim, né à l’étranger, a rappelé que les déplacements au siège du ministère des Affaires étrangères à Alger engendraient des coûts supplémentaires et une perte de temps considérable. Selon lui, l’ouverture d’une annexe à Oran permettra d’effectuer les démarches administratives dans de meilleures conditions.
Mme Amel, également originaire de la même wilaya, a estimé que cette initiative reflète l’engagement de l’État en faveur d’un service public de proximité, rappelant que les longues distances constituaient un véritable obstacle pour de nombreuses familles. Du côté des spécialistes, Tayeb Ouis, enseignant en sciences politiques à l’université de Sidi Bel-Abbès « Djilali Liabès », considère que la création d’antennes régionales pour la légalisation des documents marque une « transformation structurelle » des services administratifs. Il précise que la décentralisation ne se limite pas à un simple transfert de compétences, mais vise avant tout à rapprocher l’administration du citoyen.
Boudaâ Hadj-Mokhtar, professeur en droit public à la Faculté de droit et des sciences politiques de l’université « Mustapha Stambouli » de Mascara, estime pour sa part que ces nouvelles structures traduisent la volonté de l’État de préserver les intérêts nationaux à l’international tout en offrant des services administratifs modernisés et plus performants dans le cadre de la digitalisation des services publics.
Avec cette nouvelle implantation, l’administration franchit une étape concrète vers plus de proximité et d’efficacité. Une réforme qui, au-delà du symbole, pourrait redéfinir durablement la relation entre le citoyen et le service public.
Abir Menasria
