
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) a tenu une séance plénière, sous la présidence de la République arabe d’Egypte, consacrée à la relation entre le changement climatique et la paix et la sécurité en Afrique.
Au cours de cette séance, les Etats membres du Conseil ont affirmé que le changement climatique constitue un facteur fondamental de l’escalade des menaces et compromet les efforts déployés pour instaurer la stabilité et le développement durable, soulignant la nécessité de maintenir le dossier du climat, de la paix et de la sécurité parmi les priorités permanentes de l’agenda du Conseil.
Le Conseil a également passé en revue les progrès accomplis dans la cristallisation de la position commune africaine sur le changement climatique, la paix et la sécurité, et a exhorté les Etats membres à accélérer son adoption et sa mise en œuvre concrète.
Par ailleurs, le Conseil a réitéré son appel à un financement innovant et durable, insistant sur l’urgence de créer un Fonds africain pour le climat afin de renforcer les mécanismes de financement continentaux.
Il a également souligné l’importance d’intégrer l’analyse climatique multirisque dans les mécanismes de la structure africaine de paix et de sécurité, y compris les cadres d’alerte précoce, la diplomatie préventive, et le renforcement des systèmes d’alerte précoce multirisques pour les conflits.
Dans son allocution, l’ambassadeur d’Algérie et son représentant permanant auprès de l’Union africaine (UA), M. Mohamed Khaled, a mis l’accent sur l’impact direct des changements climatiques sur la multiplication des risques sur la paix et la sécurité dans le continent africain, soulignant l’importance d’accélérer l’adoption de la position africaine commune concernant le climat, la paix et la sécurité, sur l’importance de parachever l’étude d’évaluation des risques sécuritaires liés au climat et d’activer la matrice des menaces, en tant qu’outil au sein du système d’alerte précoce devant répondre, de manière instantanée, aux effets des changements climatiques sur la paix et la sécurité dans le continent africain.
Le diplomate algérien a également souligné l’importance d’apporter rapidement le soutien humanitaire aux catégories les plus vulnérables et d’activer les mécanismes continentaux de réponse aux catastrophes, tels que l’Agence humanitaire africaine (AHA) et le Mécanisme de capacité civile continentale pour la préparation et la réponse aux catastrophes, d’une part, et la mobilisation des aides humanitaires aux niveaux continental et internationale, d’autre part.
A l’issue de ses travaux, le Conseil a élaboré une série de recommandations qui seront incluses dans la décision qu’il adoptera à ce sujet.