
Le Mapping Festival Algeria s’est ouvert samedi soir au Musée national du Bardo à Alger, offrant au public une expérience artistique innovante dans le domaine des arts numériques, où la beauté et l’esthétique du patrimoine architectural algérien sont mises en valeur à travers des techniques visuelles immersives.
Cette première édition, qui se tient du 21 au 28 février au Musée public national du Bardo, a été inaugurée en présence du secrétaire général du ministère de la Culture et des Arts, d’un représentant du ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ainsi que de l’ambassadrice du Canada en Algérie, Robin Lynn Wettlaufer, dont le pays est l’invité d’honneur de cette édition.
À cette occasion, le directeur du musée, Zoheir Harichane, a souligné que ce festival constitue une initiative inscrite dans la vision du ministère de la Culture et des Arts visant à moderniser l’expérience muséale en Algérie et à intégrer les supports numériques dans la valorisation du patrimoine. Il a rappelé que les expositions organisées ces dernières années dans les établissements muséaux traduisent une orientation stratégique vers un musée contemporain, ouvert et interactif.
Selon lui, l’accueil de cette manifestation ne relève pas d’une simple célébration d’un art contemporain, mais reflète une nouvelle approche culturelle qui considère le patrimoine comme une mémoire vivante, ouverte au dialogue et à la réinterprétation grâce aux outils créatifs de notre époque. Il a mis en avant la dimension immersive de l’événement, qui propose une relecture de l’architecture historique et des collections du musée, notamment celles liées aux périodes préhistoriques et aux fonds ethnographiques, dans une interaction féconde entre mémoire et technologie.
De son côté, l’ambassadrice du Canada a salué l’organisation de cette manifestation qu’elle a qualifiée d’importante, soulignant la rencontre harmonieuse entre imaginaire, patrimoine architectural et innovation technologique. Elle a exprimé le souhait que ce festival devienne une tradition annuelle durable, contribuant à l’essor d’une industrie culturelle solide et pérenne. Elle a également mis en exergue l’importance du choix du Canada comme invité d’honneur, à travers la participation de créateurs spécialisés dans le mapping, estimant que cette initiative élargit les perspectives de partenariat et ouvre la voie à de futurs projets communs renforçant les échanges culturels et créatifs entre les deux pays.
Pour sa part, le directeur du festival, Samy Lamouti, a indiqué que l’événement est organisé par la start-up AVEE, spécialisée dans le cinéma et les activités culturelles. Cette jeune entreprise ambitionne de créer des espaces d’échanges artistiques et de renforcer la coopération culturelle, en lançant le premier festival algérien dédié à l’art du mapping comme étape qualitative pour soutenir et développer ce domaine en pleine expansion.
Le festival offre ainsi au public, qu’il soit spécialiste ou amateur, une immersion visuelle inédite exploitant le cadre symbolique du Musée du Bardo pour présenter les œuvres de créateurs algériens et canadiens, favorisant un dialogue culturel et cognitif enrichissant. Le programme comprend également l’organisation de master class au profit de plus d’une centaine de stagiaires, en partenariat avec l’École des beaux-arts, afin de permettre aux participants de bénéficier d’expertises académiques et professionnelles spécialisées.
À l’ouverture, une performance artistique innovante a été présentée, mettant en lumière l’architecture du musée à travers les arts numériques et les techniques du mapping. Cette création contemporaine, tout en préservant l’identité historique du lieu, lui a conféré une dimension esthétique renouvelée, suscitant l’admiration et la curiosité du public présent.
Cheklat Meriem
