
Le quotidien américain USA Herald a consacré un long reportage à l’Algérie, mettant en lumière ses richesses naturelles, historiques et culturelles qui en font, selon la publication, « l’un des plus grands pays du monde et un véritable trésor».
Avec ses sept sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, son littoral méditerranéen de plus de 1 000 kilomètres et l’immensité spectaculaire de son désert, l’Algérie est décrite comme une destination aussi fascinante que méconnue. Le reportage propose une immersion haute en couleur à travers vingt villes considérées comme «incontournables pour tout voyageur averti».
Le périple débute dans la capitale, Alger, surnommée « El Bahdja ». Le journal s’attarde notamment sur la Casbah d’Alger, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, décrite comme « une masse vivante d’anciens palais ottomans, de cours en ruine, de mosquées aux carreaux semblables à une musique figée et d’escaliers usés par des siècles de pas».
La ville se distingue également par des sites emblématiques tels que la basilique Notre-Dame d’Afrique, le Jardin d’Essai du Hamma, Maqam echahid et le Musée national du Bardo.
À Constantine, le reportage évoque les célèbres ponts suspendus et le Palais Ahmed-Bey, qualifié de « foisonnement de carreaux andalous, de plafonds peints et de colonnes de marbre ».
La ville d’Oran, décrite comme «décontractée et détendue », est présentée comme le berceau de la musique raï, ce genre hybride né de la rencontre entre chant bédouin et mélodie andalouse.
Du côté d’Annaba, la publication rappelle qu’elle fut le lieu de vie de saint Augustin, figure majeure du christianisme antique.
Le reportage met également en avant Timgad, qualifiée de « miracle romain », ainsi que Djemila, dont les ruines témoignent d’une remarquable adaptation de l’urbanisme romain à la géographie montagneuse.
À Tipaza, surnommée « la poétique antique », l’héritage romain se mêle au paysage méditerranéen.
Dans le Sud, le Parc national du Tassili n’Ajjer impressionne par l’une des plus fortes concentrations d’art rupestre préhistorique au monde. L’Unesco l’a classé en 1982 à la fois patrimoine culturel et naturel mondial – une distinction rare à l’échelle planétaire. La ville de Tamanrasset, capitale du Hoggar, complète ce tableau saharien grandiose.
L’Algérie, souligne le journal, c’est aussi Ghardaïa et ses cinq ksour, Tlemcen et son héritage andalou, ou encore Skikda, l’Antique Russicada.
La publication cite également Mostaganem, Jijel et sa célèbre corniche, Béjaïa réputée pour le Parc national de Gouraya, ainsi que Tizi-Ouzou, connue pour la chaîne montagneuse du Djurdjura et ses villages préservant la culture amazighe.
À travers ce reportage, USA Herald offre une vitrine internationale à une Algérie plurielle, entre mer, montagnes et désert, où se rencontrent civilisations antiques, héritage andalou et traditions millénaires. Un hommage appuyé à un pays que le quotidien américain présente comme une destination d’avenir pour les voyageurs en quête d’authenticité et de grandeur.
Cheklat Meriem
