
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé dimanche dernier à Alger les festivités officielles marquant la Journée mondiale de la Protection civile, célébrée le 1er mars de chaque année.
Organisée cette année sous le thème « La gestion des risques environnementaux pour un avenir résilient et durable », la cérémonie s’est tenue en présence du directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Bourelaf, du ministre et wali de la wilaya d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, ainsi que du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Badaoui.
Dans son allocution, M. Sayoud a rendu hommage aux efforts consentis par les éléments de la Protection civile, soulignant qu’ils « sacrificient énormément pour la sauvegarde des vies humaines et des biens », tout en rappelant leur participation active à plusieurs opérations de secours à l’international.
Il a, par ailleurs, insisté sur l’impératif de moderniser les méthodes de travail et de renforcer la capacité opérationnelle de ce corps, face aux défis liés aux changements climatiques, aux catastrophes naturelles et à l’augmentation des risques industriels, technologiques et sanitaires.
Dans cette optique, le ministre a affirmé que la gestion des risques constitue désormais « un processus global » englobant l’identification des menaces, l’évaluation de leurs impacts potentiels et l’élaboration de plans préventifs destinés à en limiter les effets. Il a également mis en avant l’importance du développement des capacités de réaction rapide et efficace, tout en accordant une attention particulière à la ressource humaine, à la modernisation des équipements et à l’intégration des technologies d’alerte précoce et de gestion des interventions.
Concernant l’Algérie, M. Sayoud a indiqué que la Protection civile représente « un rempart solide », grâce à son engagement permanent, illustré par la disponibilité constante de ses équipes, leur haut niveau de qualification fondé sur la formation continue, les exercices de terrain et la coordination avec l’ensemble des partenaires concernés.
Le ministre a réitéré l’engagement des pouvoirs publics, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à soutenir durablement ce corps en lui garantissant les moyens nécessaires et en prenant en charge les préoccupations de ses membres, ainsi que celles des corps de sécurité.
Pour sa part, le directeur général de la Protection civile a qualifié cette institution de véritable « soupape de sécurité » face aux différents périls, au regard de la mission humanitaire qu’elle accomplit, en Algérie comme à l’étranger, pour la protection des personnes et des biens.
Il a souligné que la gestion des risques est aujourd’hui « une discipline à part entière », reposant sur la prospective, la planification, la prévention, l’intervention rapide et la réhabilitation et intégrant également l’identification et l’analyse des dangers, ainsi que l’évaluation de leur probabilité de survenance.
Le colonel Bourelaf a également salué l’attention particulière accordée à la Protection civile, estimant qu’elle a permis de renforcer le professionnalisme et les compétences de ses équipes, ainsi que leur contribution efficace aux actions de solidarité humanitaire, tant au niveau national qu’international.
Dans cette dynamique, le corps poursuit la modernisation de son système de formation et d’entraînement, en intégrant les technologies et les connaissances les plus récentes dans les domaines du sauvetage, du secours et de la gestion des catastrophes. Il a relevé que les défis actuels imposent une coordination accrue avec les partenaires issus des différentes institutions, afin d’assurer la sécurité des citoyens et la préservation des acquis.
La cérémonie a été ponctuée par la promotion en grade de plusieurs éléments, ainsi que par un hommage rendu à des retraités du corps, outre la distinction du formateur et conseiller technique au sein du groupement aérien de la Protection civile, Dimitri Kolinedis.
Cheklat Meriem
