
Malgré l’absence de Jayson Tatum – alors même que NBC avait réaménagé l’horaire de la rencontre – le début de match est particulièrement intense. Le premier quart-temps est dominé par l’activité au rebond offensif des deux côtés du terrain.
C’est surtout Neemias Queta qui se distingue dans ce secteur, offrant de précieuses secondes chances aux Boston Celtics. En face, Tyrese Maxey met immédiatement de la vitesse et de la pression sur la défense adverse. À l’issue des douze premières minutes, l’écart reste minime (26-28).
Cependant, la dynamique change progressivement. Maxey, très en vue au départ, perd en efficacité et enchaîne les tirs manqués. À l’inverse, Queta monte en puissance et convertit ses opportunités près du cercle. Solide défensivement, Baylor Scheierman apporte également sa contribution et conclut la première période par un tir longue distance, permettant à Boston de creuser l’écart avant la pause (62-50).
Au retour des vestiaires, les joueurs dirigés par Joe Mazzulla trouvent leur rythme derrière l’arc. Mais Philadelphie, 76e, ne lâche rien. Maxey retrouve de l’adresse et VJ Edgecombe sanctionne régulièrement à trois points. Philadelphie reste ainsi à portée (89-83) et entretient le suspense pendant une grande partie du dernier quart-temps.
Il manque toutefois aux Sixers ce supplément d’âme pour faire réellement douter les locaux. Dans le money time, Queta s’impose à nouveau dans la peinture, sécurise des rebonds cruciaux et convertit ses lancers-francs. Boston finit par s’imposer logiquement (114-98), scellant une victoire maîtrisée.
La performance de la soirée revient incontestablement à Neemias Queta. Sa domination dans la raquette a donné le ton dès l’entame, avant qu’il ne confirme sa montée en régime au fil du match. Auteur de 27 points à 10/14 au tir — un nouveau record personnel, effaçant son ancienne marque de 19 unités — et de 17 rebonds, il a été le facteur déterminant du succès des Celtics.
Du côté de Philadelphie, les regrets sont réels. Privés de Joel Embiid et de Paul George toujours suspendu, les hommes de Nick Nurse ont longtemps résisté. Mais le manque d’options offensives, au-delà de Maxey et Edgecombe, ainsi que la difficulté à contrôler les rebonds offensifs adverses ont pesé lourd. Une opportunité semblait se présenter dans le dernier quart-temps, sans que les Sixers ne parviennent réellement à donner le sentiment de pouvoir renverser la rencontre.
A. Amine
