
Décidément, c’est un malheur après l’autre pour la coqueluche du football algérien, sociétaire de l’ES Tunis, Youcef Belaïli. Alors qu’il n’a pas encore repris de sa méchante blessure aux ligaments croisés, le voilà qu’il écope d’une suspension ferme d’une année de la Fifa. C’est le verdict rendu hier par l’instance internationale, relayé par le site WinWin, dans le conflit opposant le joueur à son ex-club français, Ajaccio. Cette sanction a, dit-on, été prononcée après examen de la plainte introduite par le club français accusant l’attaquant de l’ES Tunis de falsification de documents qu’il avait versés, en 2024, au dossier opposant les deux parties. «En avril 2023, Youcef Belaïli était condamné par le tribunal arbitral du sport à verser 380 000 euros à son ancien club, Al-Ahli Saudi FC. Une dette personnelle du joueur, indépendante de l’AC Ajaccio, selon le club corse. Mais en 2024, le joueur a saisi la Fifa et réclamé ce même montant à l’ACA. Il produit dans ce cadre un protocole d’accord qui aurait été signé par les dirigeants d’Al-Ahli Saudi FC et accepté par le club corse. Mais selon l’ACA, ce document, sur lequel la Fifa s’est appuyée pour condamner le club, est un «faux manifeste», rapporte l’Equipe. Le club a d’ailleurs fini par obtenir gain de cause en octobre dernier et voir enfin ses nouvelles recrues qualifiées, alors qu’il était jusque-là interdit de recrutement suite à cette affaire. Mais le club corse ne s’est pas arrêté là. Une autre requête a été introduite et la Fifa vient de rendre donc sa dernière conclusion dans cette affaire avec cette suspension d’une année contre Belaïli. Ce qui le met d’ores et déjà out à toute reprise de la compétition et, partant, à la prochaine Coupe du monde avec les Verts. Du moins à défaut d’une décision contraire.
D. C.
