Bradycardie : diagnostic et traitement

La bradycardie est un trouble cardiaque, qui se manifeste par un ralentissement du rythme cardiaque, en-dessous de 50 battements par minute. Ses causes sont multiples, physiologiques ou pathologiques. La bradycardie peut être isolée ou s’accompagner d’autres symptômes, de nature cardiovasculaire ou pas. La prise en charge de la bradycardie dépend étroitement de son origine et de sa gravité.

Bradycardie et troubles du rythme cardiaque

Les troubles du rythme cardiaque se définissent comme des anomalies de l’activité électrique du cœur, responsable du déclenchement et de la régulation de l’activité contractile du muscle cardiaque, le myocarde. Les troubles du rythme cardiaque se traduisent par différentes situations cliniques :

  • La tachycardie, marquée par un rythme cardiaque supérieur à 100 battements par minute et caractéristique, par exemple, de la fibrillation atriale ;
  • La bradycardie, lorsque le cœur bat trop lentement, avec moins de 50 battements par minute ;
  • Les arythmies, qui regroupent l’ensemble des situations où le rythme cardiaque est irrégulier.

Les différentes formes de bradycardie

Si la bradycardie est toujours associée à un ralentissement du rythme cardiaque, les spécialistes distinguent plusieurs catégories de bradycardie, en fonction de leur origine :

1. Les bradycardies iatrogènes

Elles sont liées à la prise de certains médicaments susceptibles de ralentir le rythme cardiaque. Ces médicaments sont notamment :

  • Les bétabloquants ;
  • Certains traitements de l’insuffisance cardiaque, comme les digitaliques ou l’amiodarone ;
  • Certains antihypertenseurs, comme les inhibiteurs calciques ou la clonidine.

2. Les bradycardies secondaires

Elles correspondent aux situations dans lesquelles une pathologie chronique a pour conséquence une bradycardie. Les maladies associées sont par exemple :

  • L’hypertension intracrânienne ;
  • L’hypothyroïdie ;
  • Les ictères (jaunisse) ;
  • L’épilepsie ;
  • Certaines infections, comme la fièvre typhoïde ;
  • Un syndrome d’apnée du sommeil ;
  • L’amylose ;
  • Des maladies auto-immunes, la sclérodermie ou le lupus érythémateux disséminé.

3. Les bradycardies d’origine cardiaque

Elles regroupent l’ensemble des affections touchant l’une des parties du cœur et entraînant une bradycardie, notamment :

  • Des infections, comme les péricardites, les myocardites ou les endocardites ;
  • L’hémochromatose, qui provoque des dépôts de fer dans les cavités cardiaques ;
  • La dégénérescence du cœur liée à l’âge ;
  • Une anomalie du nœud sinusal (par exemple, des cicatrices laissées par une autre maladie cardiaque) ;
  • Des anomalies dans la transmission de l’influx électrique cardiaque entre les oreillettes et les ventricules (bloc auriculoventriculaire) ;
  • L’infarctus du myocarde.

Bradycardies physiologiques ou pathologiques

Les bradycardies physiologiques se rencontrent notamment durant les phases de sommeil, ou encore chez les sportifs de haut niveau ou les personnes qui pratiquent régulièrement une activité physique importante. Au fur et à mesure des entraînements, le rythme cardiaque s’adapte naturellement à l’effort et ralentit pour se retrouver aux environs de 50 battements par minute. Ce type de bradycardie n’est pas considéré comme pathologique et ne requiert ni une surveillance médicale ni un traitement particulier.

Les trois autres catégories de bradycardies sont, quant à elles, pathologiques et doivent être diagnostiquées précisément. Lorsqu’elle est pathologique, elle peut s’accompagner de signes cliniques plus ou moins graves :

  • Une fatigue anormale ;
  • Des vertiges / Une faiblesse ;
  • Une perte de conscience / Une syncope ;
  • Une confusion, notamment chez les personnes âgées ;
  • Des troubles cardiaques graves ;
  • Des douleurs thoraciques ;
  • Des difficultés respiratoires.

À noter : Dans certains cas, la bradycardie, même pathologique, ne provoque aucun symptôme, même sur le long terme.

Le diagnostic des bradycardies

Toute bradycardie doit immédiatement faire l’objet d’une consultation médicale. L’examen central du diagnostic est l’électrocardiogramme (ECG), qui permet de confirmer la bradycardie et de mettre en évidence d’éventuelles autres anomalies.

D’autres examens peuvent être nécessaires :

  • Une échographie cardiaque ;
  • Un Holter (R-test) ;
  • Des dosages sanguins (électrolytes comme le potassium ou le sodium) ;
  • Des examens spécifiques à la recherche d’une pathologie sous-jacente.

La prise en charge des bradycardies

La prise en charge peut relever d’une urgence vitale. Elle est adaptée à la situation clinique, à l’intensité de la bradycardie et des symptômes.

Mesures d’urgence et réanimation :

  • Assistance respiratoire avec de l’oxygène ;
  • Pose d’une perfusion intraveineuse ;
  • Utilisation d’un pacemaker externe (si la bradycardie est sévère) ;
  • Suivi par ECG en continu, tension artérielle et saturation en oxygène ;
  • Administration de médicaments pour relancer l’activité cardiaque (atropine ou adrénaline).

Traitements de fond :

  • Prise en charge de la cause (arrêt d’un médicament, traitement de la maladie associée) ;
  • Instauration d’un traitement anti-arythmique ;
  • Mise en place d’un stimulateur cardiaque (Pacemaker), si la bradycardie est persistante.

ALGER 16 DZ

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