
Environ 10.000 mercenaires colombiens ont été recrutés pour combattre dans divers conflits armés du monde ces dix dernières années, dans de nombreux cas dans des « conditions inhumaines », a alerté vendredi à Bogota un Groupe de travail de l’ONU sur le mercenariat.
Invitée par le président Gustavo Petro, le groupe d’experts a compilé des informations sur ce phénomène qualifié en « augmentation ». Offres salariales attractives, vulnérabilité économique de militaires et policiers à la retraite, et recrutement via les réseaux sociaux ont été mis en avant.
« Au cours des onze dernières années on a constaté une augmentation de la demande mondiale de personnel colombien pour assumer des fonctions militaires et de sécurité », a déclaré lors d’une présentation à la presse Michelle Small, présidente-rapporteuse du groupe.
« Les recrues sont déployées sur des zones de combat dangereuses », avec des « communications restreintes » et « soumises à des conditions inhumaines », souligne-t-elle.
Le nombre de Colombiens morts sur des théâtres d’opération demeure « flou », affirme Joanna de Deus Pereira, membre de la mission d’experts, l’estimant toutefois « très élevé ».
