
La Fondation Colonel Amirouche, en collaboration avec la radio locale et le Musée régional des moudjahidines, a organisé, avant-hier, au Musée régional des moudjahidines de Tizi Ouzou, une cérémonie en hommage au 67e anniversaire du sacrifice des colonels Amirouche Ait Hamouda et Ahmed Ben Abderrazak Hamouda, surnommé Si El-Haouès, a indiqué un communiqué.
Pour la Fondation, cette commémoration n’est pas seulement un moment de souvenir, mais aussi une journée de réflexion et de transmission. «C’est une occasion d’honorer leur mémoire et de rendre hommage à ces hommes qui ont tout donné pour que l’Algérie soit libre, unie et digne», a souligné le communiqué. Elle constitue également un message tourné vers l’avenir : la présence des Algériens aujourd’hui affirme que l’unité nationale et l’intégrité du territoire ne sont pas de simples slogans, mais des principes forgés dans la lutte pour la liberté. Ces valeurs, «le lien qui nous a permis de persévérer et de triompher, doivent rester notre boussole».Dans son discours inaugural, le wali Aboubakar Essedik Boucetta a rappelé l’importance de transmettre aux jeunes générations les valeurs de la Révolution, basées sur l’engagement envers la patrie et le principe sacré de l’unité nationale. Il a salué le courage et le sacrifice des colonels Amirouche et Si El-Haouès, exhortant les jeunes à s’inspirer de leur exemple. Selon lui, leur martyre incarne l’unité de la lutte nationale et dépasse les divisions régionales, au profit d’une seule cause : l’indépendance.
Parallèlement, l’historien Malek Ait Hamouda a présenté une conférence sur les circonstances entourant la mort des deux héros, tombés ensemble sur le champ d’honneur du Djebel Thamer (Bou Saâda), le 28 mars 1959.
L’événement, empreint de fierté et de loyauté, rappelle que la bataille du Djebel Thamer résonne encore dans le cœur des Algériens. Le départ simultané des colonels Amirouche et Si El-Haouès, unis par le sang et par l’idéal, envoie un message indélébile aux générations futures : l’Algérie, arrosée du sang de ses fils martyrs, ne peut se préserver que par l’unité et les valeurs qu’ils ont défendues. Cette journée de commémoration dépasse le simple protocole officiel : elle constitue un appel à la jeunesse pour qu’elle reste digne de ses prédécesseurs, fidèle à une patrie unie et libre, telle que les martyrs héroïques l’ont imaginée et défendue jusqu’à leur dernier souffle.
Abir Menasria
