
Un communiqué publié jeudi dernier a indiqué que la feuille de route signée entre la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB) et le Conseil du marché financier tunisien (CMF Tunisie) vise à renforcer la coopération entre les deux institutions dans la lutte contre le blanchiment d’argent, et ce, dans le cadre d’un effort commun de consolidation de la transparence des marchés financiers.
Ce document vient activer une clause spécifique relative à la coopération en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, prévue dans le protocole d’accord signé en 2015 entre les deux parties, marquant ainsi une étape supplémentaire dans l’approfondissement de leur collaboration technique et réglementaire. La signature de cette feuille de route s’est déroulée en marge de la vingtième réunion annuelle du Conseil des autorités arabes des valeurs mobilières, organisée mercredi dernier à Tunis, sous la présidence de M. Youcef Bouzenada, président de la COSOB, dans un contexte marqué par des échanges intensifiés entre régulateurs financiers de la région. Cette session a également été marquée par le transfert de la présidence tournante de l’Union à la Tunisie pour la période 2026-2027, après une présidence assurée par l’Algérie durant l’exercice 2025-2026, illustrant une continuité dans la coordination entre les autorités de régulation arabes. Les travaux ont permis d’aborder plusieurs axes stratégiques liés à la consolidation de la coopération entre les marchés financiers arabes, notamment en matière de transparence, de gouvernance et de renforcement des mécanismes de régulation, tout en validant le plan stratégique de l’Union pour la période 2026-2030.
Créée en 2007, l’Union des autorités arabes des valeurs mobilières constitue une organisation régionale regroupant seize pays arabes, représentés par leurs autorités de régulation des marchés financiers, et ayant pour mission principale de coordonner les efforts de ses membres et de renforcer l’efficacité des marchés à travers le partage d’expertise et la mise en œuvre d’initiatives conjointes.
Dans un contexte mondial marqué par la complexification des flux financiers et la montée des exigences de transparence, ce renforcement de la coopération entre régulateurs arabes apparaît comme un levier essentiel pour sécuriser les marchés, harmoniser les pratiques et consolider la confiance dans les systèmes financiers régionaux à long terme. Amira Benhizia
