Par Yacine O.
Jeudi dernier, la société Auto Leader Company (ALC) a annoncé officiellement le début de la commercialisation en Algérie des véhicules de la marque chinoise Chery.

Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, et le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni, ont pris part du coup d’envoi officiel donné à partir de la promenade des Sablettes (Alger) lors d’une cérémonie organisée dans un cadre convivial où tous les modèles de la marque ont été exposés au public, offrant un choix varié.
M. Aoun a mis en avant, à cette occasion, l’attachement des pouvoirs publics à lancer une véritable industrie automobile en Algérie qui permettra d’apporter “une plus-value à l’industrie nationale et d’assurer des véhicules de qualité à des prix raisonnables”.
Cela va des berlines Arrizo 8 et Arrizo 5 au SUV Tiggo 8 Pro/Pro max, Tiggo 7 Pro, Tiggo 4 Pro, en passant par le plus accessible, à savoir le Tiggo 2 Pro, qui a suscité beaucoup d’intérêt pour son prix affiché à 1 990 000 DA avec une garantie d’entretien de 7 ans ou 200 000 km.
A. Aoun a insisté à l’occasion sur la création d’un réseau de sous-traitance solide et durable. Le ministre de l’Industrie a expliqué, par ailleurs, que l’année 2024 sera celle de l’industrie automobile en Algérie. “De grandes marques automobiles, avec lesquelles nous négocions actuellement, ont affiché leur intérêt pour le marché local”, a déclaré M. Aoun. Pour le ministre, la partie algérienne insiste auprès des fabricants automobiles sur la fourniture de leurs produits à des prix raisonnables.
Le ministre du Commerce, de son côté, a déclaré que l’Algérie entre dans une nouvelle ère de la fabrication automobile. “Le secteur automobile dans le pays a permis la création de plus 15 000 postes d’emploi directs et 5 000 autres indirects”. Le ministre a insisté sur le fait que les prix devront être accessibles au citoyen algérien, affirmant la nécessité d’accorder un intérêt particulier au service après-vente et de respecter le cahier des charges.
Pour sa part, le directeur général d’ALC, Aïmen Cheriet, représentant de la marque Chery en Algérie, a affirmé que ce début de commercialisation permettra de redynamiser le secteur automobile dans le pays de manière efficace, équitable et accessible.
Il a souligné à cet effet que “Chery Algérie lance un nouveau système d’information permettant de suivre les prix de ses véhicules auprès de tous les distributeurs (30) à travers lequel le ministre du Commerce fera état de procédures administratives et judiciaires visant à contrôler les prix, et ce, afin d’éviter la vente de véhicules par des intermédiaires”.
Le directeur général d’Auto Leader Company a mis en exergue les perspectives de l’entreprise, qui prévoit de lancer une usine de fabrication automobile à Bordj Bou Arréridj, d’une capacité de production de 24 000 unités par an.
Les points importants de ce projet ont été débattus lors d’une audience accordée mercredi dernier par le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique à une délégation de la société Chery, conduite par le directeur général de la marque en Afrique, Steve Chan, et le directeur de la marque en Algérie.
Selon les responsables, l’usine passera à 100 000 véhicules au cours de la troisième année de son entrée en production, avec pour objectif de créer une plateforme d’exportation en Algérie.
