
L’Union générale des travailleurs de Saguia El Hamra et Oued Eddahab a célébré, jeudi dernier, au camp de la ville de Laâyoune, la Journée internationale des travailleurs, un rendez-vous mondial qui mobilise chaque année les organisations syndicales à travers le monde.
L’événement revêt cette année une dimension particulière, coïncidant avec le cinquantenaire de la proclamation de la République sahraouie, ce qui, selon les organisateurs, renforce la détermination à poursuivre la lutte jusqu’à l’aboutissement de l’objectif d’indépendance.
Dans une déclaration accordée à l’agence de presse à cette occasion, le ministre sahraoui de la Fonction publique et de la Promotion administrative, Salek Baba Hassena, a souligné que cette journée constitue un moment symbolique fort pour réaffirmer l’attachement du peuple sahraoui à ses revendications de liberté et d’autodétermination. Il a rappelé que cette commémoration s’inscrit dans un demi-siècle de résilience et de résistance, marqué par la continuité de la mobilisation politique et sociale. Le ministre a également indiqué que la classe ouvrière sahraouie, aux côtés des différentes composantes de la société, commémore cet événement dans des conditions particulières, marquées par la dispersion du peuple entre les territoires occupés et les camps de réfugiés, tout en maintenant une unité autour d’un objectif commun : la concrétisation de ses aspirations légitimes.
De son côté, le secrétaire général de l’Union des travailleurs de Saguia El Hamra et Oued Eddahab, Nafii Ahmed Mohamed, a affirmé que cette journée représente une opportunité de renouveler l’engagement en faveur de la poursuite du combat pour la libération de l’homme et du territoire du colonialisme. Il a mis en avant le rôle structurant de la classe ouvrière dans la préservation de l’édifice institutionnel sahraoui et dans l’accompagnement des différentes étapes du processus de lutte nationale.
Il a, par ailleurs, dénoncé l’exploitation des ressources naturelles sahraouies par des entités étrangères en violation du droit international, ainsi que les tentatives de modification de la structure démographique des territoires occupés, lesquelles conduisent, selon lui, à l’exclusion progressive des compétences sahraouies et à leur marginalisation sur le marché du travail.
La commémoration s’est finalement achevée sur un hommage rendu aux travailleurs sahraouis, présentés comme un maillon essentiel de la continuité du combat dans un contexte où la mobilisation reste centrée sur un objectif constant : la liberté et l’indépendance du peuple sahraoui.
Dans un contexte marqué par des défis politiques, économiques et sociaux persistants, cette commémoration apparaît surtout comme une réaffirmation d’une ligne constante : maintenir la mobilisation, préserver la cohésion interne et inscrire la lutte dans la durée. Une dynamique que les organisateurs entendent poursuivre, avec en toile de fond l’objectif inchangé de liberté et d’indépendance. Abir Menasria
