
Le Festival international de musique symphonique, qui en est à sa 15e édition, a accueilli dimanche soir à Alger la mezzo-soprano Ulrike Mayer et le pianiste Peter Kreutz, venus de la République fédérale d’Allemagne, ainsi que l’ensemble Philharmonie de Bohême du Sud, représentant la République tchèque, invitée d’honneur de cette édition, devant un public nombreux.
Pour cette quatrième soirée du 15e FCIMS, l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a proposé deux performances de haut niveau. Celles-ci ont rappelé au public le génie créatif des grands compositeurs de musique symphonique, à travers des œuvres emblématiques des XIXe et XXe siècles, interprétées par des artistes virtuoses, aussi bien vocalement qu’instrumentalement.
Au cours d’une soirée d’environ deux heures, le commissaire du 15e FCIMS, M. Abdelkader Bouazzara, était présent aux côtés des ambassadeurs de la République fédérale d’Allemagne, M. Georg Felsheim, et de la République tchèque, M. Jan Czerny. La délégation de l’Union européenne en Algérie, représentée par M. Diego Mellado Pascua, ainsi que plusieurs représentants de missions diplomatiques accréditées à Alger, ont également assisté à l’événement.
Accueillis chaleureusement sur la scène de l’Opéra d’Alger, la mezzo-soprano Ulrike Mayer et le pianiste Peter Kreutz ont livré une prestation de haut niveau, portée par le « sentiment de bonheur » ressenti à l’idée de « se produire à Alger », après leur passage remarqué la veille à Constantine.
Dans une ambiance feutrée, la soprano allemande a interprété une dizaine de pièces grâce à sa voix douce et à l’amplitude vocale remarquable, notamment Widmung de Robert Schumann, Der Zauberer de Wolfgang Amadeus Mozart et Die Lorelei de Franz Liszt.
Dans une atmosphère festive, l’ensemble Philharmonie de Bohême du Sud, dirigé par le chef d’orchestre Jan Talich et composé d’une quarantaine de musiciens, a offert une prestation de grande qualité, sublimée par la voix claire de la mezzo-soprano Marie Kopecká Verhoeven.
L’ensemble tchèque a notamment interprété Hungarian Dances (5, 6 et 11) de Johannes Brahms, L’Italiana in Algeri de Gioachino Rossini, ainsi que Gipsy Songs et Czech Suite d’Antonín Dvořák.
Dans une atmosphère empreinte d’émotion, le public, facilement emporté par cette parenthèse musicale, a savouré chaque instant de la soirée, saluant longuement les artistes, honorés à l’issue de leurs prestations par le prix honorifique du festival.
Le 15e Festival culturel international de musique symphonique se poursuit à l’Opéra d’Alger jusqu’au 7 mai. Des orchestres et ensembles issus de 21 pays, dont la Pologne et la Corée du Sud, sont attendus pour animer les prochaines soirées.
Amira Benhizia
