
Le ministère de la Santé a confirmé, dans un communiqué, que le risque d’infection par le virus Hanta en Algérie demeure faible. Il a également indiqué que plusieurs mesures de prévention ont été mises en place afin de renforcer la surveillance sanitaire à l’échelle nationale.
La propagation des virus est devenue, ces dernières années, une source d’inquiétude croissante à travers le monde, notamment après les lourdes pertes humaines et matérielles causées par le COVID-19. Aujourd’hui, un nouveau virus fait parler de lui : le virus Hanta, qui suscite l’inquiétude des autorités sanitaires en raison de sa dangerosité et de son mode de transmission lié aux rongeurs.
Le virus Hanta est considéré comme une infection rare, mais il peut provoquer de graves complications touchant le système respiratoire ou les reins chez l’être humain. Il se transmet principalement par les souris sauvages et certains rongeurs infectés, notamment à travers l’inhalation d’air contaminé par l’urine, les excréments ou la salive de ces animaux. La contamination peut également survenir après avoir touché des surfaces souillées puis porté les mains à la bouche ou au nez.
Dans ce sens et réagissant à une alerte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant un cluster d’infections au virus Hanta signalé à bord d’un navire de croisière étranger hors du territoire national, le ministère de la Santé a tenu à rassurer les citoyens. Il précise suivre de près la situation, en coordination avec les autorités sanitaires nationales et internationales concernées.
Dans ce cadre, le ministère a mis en place un ensemble de mesures préventives et organisationnelles visant à renforcer la surveillance épidémiologique et à assurer un suivi continu de l’évolution de la situation sanitaire. Le virus Hanta, rappelle-t-on, se transmet généralement par contact avec des rongeurs infectés ou par exposition à leurs déjections.
Selon les données actuelles de l’OMS, le niveau de risque en Algérie reste faible, la situation étant confinée à un foyer identifié, sans lien épidémiologique direct avec le territoire national.
Les symptômes du virus
Par ailleurs, le ministère souligne également qu’une commission centrale a été installée afin de mettre en œuvre des mesures de prévention et d’anticipation face à toute éventuelle menace sanitaire dans une logique de vigilance permanente et de protection de la santé publique.
Les symptômes de ce virus apparaissent généralement entre une semaine et huit semaines après l’exposition au virus et ressemblent, au départ, à ceux d’une grippe classique : fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires, maux de tête et parfois nausées. Cependant, l’état du malade peut rapidement se détériorer avec l’apparition de graves difficultés respiratoires ou de troubles rénaux nécessitant une prise en charge médicale urgente.
Les spécialistes soulignent qu’il n’existe actuellement aucun traitement spécifique contre le virus Hanta. Les soins reposent essentiellement sur le traitement des symptômes et la prise en charge des complications dans les services hospitaliers et de soins intensifs afin d’augmenter les chances de survie des patients.
Face à cette menace sanitaire, les médecins insistent sur l’importance de la prévention, notamment en évitant tout contact avec les rongeurs et leurs déjections, en aérant correctement les lieux fermés avant leur nettoyage, ainsi qu’en utilisant des gants et des masques lors des opérations de nettoyage et de désinfection.
Le ministère de la Santé assure néanmoins qu’aucune situation alarmante ne justifie, à ce stade, un climat d’inquiétude ou de panique.
Enfin, le ministère appelle les citoyens à respecter les mesures préventives de base, notamment le maintien de la propreté des habitations et des lieux de stockage, l’évitement de tout contact avec les rongeurs, la bonne ventilation des espaces clos, ainsi que l’utilisation de protections adaptées lors du nettoyage de zones à risque. Il invite également la population à s’informer exclusivement auprès des sources officielles afin d’éviter toute désinformation.
Dans un contexte mondial où les alertes sanitaires se multiplient et circulent à grande vitesse, la gestion de ce type de signal rappelle surtout l’importance d’une veille constante et d’une réponse coordonnée. Entre vigilance scientifique et communication maîtrisée, l’enjeu reste le même : éviter que l’incertitude ne prenne plus de place que les faits.
Amira Benhizia
