
Le président du Conseil de la Nation, M. Azouz Nasri, a présidé, jeudi dernier, une cérémonie officielle organisée au siège de l’institution en l’honneur de M. Fateh Boutbig, récemment élu président du Parlement panafricain (PAP) pour la législature 2026-2029.
La cérémonie a réuni plusieurs hauts responsables de l’État, des membres du corps diplomatique accrédité en Algérie, ainsi que diverses personnalités politiques et parlementaires. Étaient notamment présents la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leila Aslaoui, plusieurs conseillers du président de la République, la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, ainsi que des représentants du ministère des Affaires étrangères et de différentes institutions nationales.
Dans son allocution, M. Nasri a exprimé sa satisfaction à la suite de cette élection, qu’il a qualifiée de «succès continental » pour l’Algérie. Il a estimé que cette consécration reflète, selon lui, le positionnement croissant du pays sur la scène africaine, porté par la vision stratégique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et par les efforts visant à renforcer la présence algérienne au sein des instances continentales et internationales.
Le président du Conseil de la Nation a également salué les « acquis qualitatifs » enregistrés ces dernières années, affirmant qu’ils ont contribué à consolider le rôle de l’Algérie en Afrique. Il a, dans ce cadre, rendu hommage au travail des différentes institutions de l’État, citant notamment le président de l’Assemblée populaire nationale, M. Brahim Boughali, ainsi que les efforts de la diplomatie algérienne et des missions diplomatiques à l’étranger, qui ont soutenu le processus ayant conduit à cette élection.
De son côté, M. Boutbig a exprimé sa fierté et qualifié son élection de reconnaissance du rôle de l’Algérie sur le continent. Il a estimé qu’elle consacre « la confiance dont jouit l’Algérie auprès de ses frères africains » et traduit, selon lui, le capital historique et politique accumulé par le pays dans le soutien aux causes de libération, d’unité et de développement en Afrique.
Au-delà de la cérémonie protocolaire, cette élection s’inscrit dans une dynamique plus large de montée en puissance de la diplomatie parlementaire algérienne sur le continent africain, où les équilibres d’influence se redessinent progressivement autour de nouveaux pôles d’initiative et de représentation.
Abir Menasria
