
Longtemps étouffées, les critiques à l’égard du sélectionneur national, Vladimir Petkovic, se font jour, depuis l’élimination d’hier face à la Suisse dans un match sans, particulièrement en deuxième période. La colère de la rue est grandissante autour du Suisse, pourtant bien parti pour rester encore après la prolongation de son contrat par la FAF à la veille de ce Mondial. C’est une Coupe du monde ratée pour certains, positive pour d’autres, mais les deux parties s’accordent au moins à dire que les Verts auraient pu beaucoup mieux faire.
Malgré sa déception, le sélectionneur national Vladimir Petkovic a préféré se ranger du côté de ceux qui positivent. «On a bien commencé la partie, avec plusieurs occasions procurées, mais on n’a pas été bons pour les bien finir. On a manqué le bon geste de fin et ça a donné confiance à notre adversaire», tente d’expliquer le Suisse. «Le premier but nous a contrariés, alors qu’on pressait. Ce n’était pas facile de retrouver l’équilibre et le deuxième but nous a complètement déstabilisés. Ce fut le tournant du match», ajoutera Petkovic qui, au passage, avouera un meilleur visage à la sélection suisse en deuxième période. Mais sinon, plus globalement, Vladimir Petkovic estime que le fait d’avoir été «qualifié à ce Mondial et atteindre les 16es de finale est en soi un exploit historique après 12 ans d’absence», positive-t-il. «On n’a pas réussi à atteindre les résultats que tout le monde espérait, mais je pense qu’on a présenté un jeu appréciable, on est parvenus à un tour avancé et je suis satisfait des joueurs. D’ailleurs, je les ai félicités pour leurs efforts consentis afin de parvenir à ce tour. Mais sinon, aujourd’hui, les Suisses étaient supérieurs à nous», dira encore Petkovic à travers une voix traductrice, en conférence d’après-match. Au sujet de l’instabilité du onze algérien et la fragilité de sa ligne défensive, le sélectionneur national a balayé tout d’un revers de main en disant que son équipe a défendu comme il se doit durant l’ensemble du tournoi, alors que le choix du onze, il se défend de l’avoir fait à chaque fois en fonction des joueurs en forme du moment et que le choix d’opter pour un seul attaquant face à la Suisse, c’était le sien et qu’il l’assumait pleinement.
D. C.
