Par Abir Menasria
Dans un communiqué publié lundi dernier, le ministère de l’Hydraulique a annoncé que l’État a prévu un budget de 23 milliards de DA pour un nouveau programme d’urgence destiné à renforcer et à améliorer le service public de l’eau dans les différentes wilayas du pays.

Ce programme vise à renforcer les capacités d’intervention et de maintenance afin de garantir la disponibilité permanente des infrastructures hydrauliques. Il prévoit notamment l’acquisition de divers équipements et outils électromécaniques, de groupes électrogènes, de pompes hydrauliques, de matériel d’intervention et de maintenance, de stations de pompage, de camions-citernes pour le transport d’eau, ainsi que d’autres ressources essentielles.
Ce programme a été examiné lors d’une réunion de travail présidée, lundi dernier, par le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, au siège du ministère, en présence de hauts responsables de l’administration centrale et des directeurs généraux des institutions et organismes relevant du secteur.
Au cours de cette réunion, le ministre a donné des orientations pour accélérer la mise en œuvre du nouveau programme d’urgence approuvé par les pouvoirs publics dans le respect des délais fixés, tout en accélérant le rythme de réalisation et d’exécution des opérations prévues sur le terrain.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents ministères, institutions et organismes, afin de garantir que les ressources et les équipements soient affectés aux priorités réelles, que les pannes soient prises en charge dans les meilleurs délais et que les préoccupations des citoyens soient traitées avec davantage d’efficacité. Cette démarche doit contribuer à améliorer la continuité du service public de l’eau et à renforcer la sécurité hydrique à l’échelle nationale.
De grands projets pour sécuriser l’approvisionnement
La seconde partie de la réunion a été consacrée à l’état d’avancement des grands projets d’infrastructures stratégiques du secteur de l’hydraulique, ainsi qu’aux études relatives aux futurs projets destinés à renforcer et à sécuriser l’approvisionnement en eau potable à travers le territoire national.
Les discussions ont porté, entre autres, sur les préparatifs en vue du lancement des travaux du projet de raccordement entre les stations de dessalement de Tlemcen, Mostaganem et Chlef, ainsi que sur le projet de Tinzaouatine, destiné à approvisionner la région en eau potable à partir de l’aquifère de Tanezrouft sur une distance d’environ 238 km.
Le projet Koudiat Acerdoune-Cap Djinet, qui prévoit des travaux de raccordement à partir de la station de dessalement de l’eau de mer Cap Djinet 2 au profit des wilayas de Bouira, Tizi-Ouzou, M’Sila et Médéa, figure également parmi les projets examinés.
Il en est de même pour le projet de Sétif, destiné à assurer l’alimentation en eau potable de la ville d’El Eulma et de la région Nord-Est à partir du site du barrage de Draa Diss.
La réunion a également porté sur le projet de transfert d’eau vers la wilaya de Biskra depuis le barrage de Koudiet Medouar, dans la wilaya de Batna, ainsi que sur le projet Mila-Jijel, qui vise à renforcer l’approvisionnement en eau potable de six communes de la wilaya de Mila et de deux communes de la wilaya de Jijel à partir du barrage de Tabellout.
Le projet d’alimentation en eau potable des communes de la wilaya de Souk-Ahras à partir du barrage d’Oued Djedra a également été examiné, de même que le projet de raccordement de la région de Béni Ksila au réseau d’eau dessalée provenant de la station de dessalement de l’eau de mer de Béjaïa.
Dans le même contexte, les participants ont fait le point sur l’avancement des études relatives aux grands projets stratégiques de transfert d’eau du Sud vers le Sud et du Sud vers les Hauts-Plateaux. Ces projets sont considérés comme essentiels pour renforcer la sécurité hydrique et sécuriser les ressources en eau à long terme.
Accélérer l’exécution sur le terrain
À l’issue de la réunion, le ministre de l’Hydraulique a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les échéances fixées et d’accélérer la mise en œuvre des différentes procédures et programmes prévus.
Il a également souligné l’importance d’une meilleure coordination et d’une mobilisation plus rapide des structures et institutions du secteur, afin de garantir la disponibilité des installations et la continuité du service public de l’eau dans les meilleures conditions.
Le ministre a, par ailleurs, mis en avant l’importance d’une approche proactive dans le suivi des projets et l’anticipation des différentes éventualités. Il a rappelé que « le citoyen demeure au cœur des priorités du secteur de l’hydraulique et que garantir la continuité et la qualité du service public qui lui est fourni est un objectif fondamental qui doit être poursuivi avec responsabilité et efficacité ».
Ces décisions et projets traduisent ainsi la volonté du secteur de renforcer durablement la sécurité hydrique du pays, en combinant réponse rapide aux préoccupations quotidiennes, modernisation des infrastructures et sécurisation de l’approvisionnement en eau potable à long terme.
