
C’est désormais la fin de l’aventure pour la sélection nationale, emmenée par Vladimir Petkovic, dans le Mondial américain qu’ils sont contraints de quitter après leur défaite (2 – 0) concédée, hier au petit matin, au stade BC Place de Vancouver, au Canada, en match de 16es de finale contre la sélection suisse.
Que de regrets pour Mahrez et ses coéquipiers de quitter la compétition avec une frustration grosse comme ça, vu que l’adversaire était franchement loin d’être supérieur. Si les Algériens devaient s’en prendre à quelqu’un, ce ne serait qu’à eux- mêmes, avec tant d’erreurs commises dans un match qu’ils prenaient pourtant des deux mains à son entame. L’ascendant algérien affiché d’entrée était flagrant avec la Nati qui a préféré commencer avec beaucoup de prudence en arrière. On jouait à peine les cinq premières minutes et Aouar tenait déjà au bout du pied la première opportunité algérienne de la rencontre. Mais sans grand succès dans son dernier geste. Les Verts ne s’arrêteront pas là et accentueront davantage le pressing sur leurs adversaires. Sauf que c’est, contre toute attente, les Suisses qui surprendront tout le monde, en ouvrant la marque contre le cours du jeu à la 11e minute. C’était la première contre-attaque suisse et elle avait fait mouche. Le Suisse Manzambi rattrapait son ballon sur la ligne de corner près du montant droit pour servir d’un angle complètement mort Embolo qui n’a eu qu’à conclure, devant une défense algérienne trop passive sur l’action. C’était un coup dur pour les Algériens qui avaient vraiment la maîtrise des débats. D’ailleurs, à peine leur but marqué, les Suisses se replieront à nouveau en arrière laissant les Algériens faire. Mais sans grand succès pour Aouar et compagnie qui écrasait une frappe mole à la 14é, ou encore Maza qui verra sa tentative anéantie par l’arrière garde suisse à la 18e minute. Mais les choses ne resteront pas telles quelles, puisque la Nanti finira par se reprendre et faire preuve de plus d’engagement devant, se révélant plus menaçante. Parfois, il a fallu toute la classe du portier algérien Luca Zidane pour éviter le pire.
ERREURS DÉFENSIVES ET INEFFICACITÉ OFFENSIVE
Mais au final, Luca n’avait fait que reporter la sentence et le grand coup, les Algériens le subiront dès la 2e minute de jeu de la seconde période. Au moment où tout le monde attendait une égalisation des Verts, ce sont les Suisses qui parviendront à corser le score. Et ce sera encore une fois aidés par une autre erreur monumentale de la défense algérienne. Aït Nouri, dans une relance, tentée à la légère, extérieur pied gauche, verra son ballon chipé par l’adversaire dont l’action sera conclue par ce second but à la 47’ qui accentuera la désorientation des Algériens sur le terrain. Vladimir Petkovic procèdera alors quelques minutes plus tard au remplacement des Zerrouki, et Aouar par Gouiri, et Hadjam, Chaïbi. Mais sans que ces derniers n’arrivent à changer quoi que ce soit au tableau d’affichage. Les autres rentrées de Hadj Moussa, Boudaoui puis Boulbina en fin de rencontre, non plus. Les camarades de Maza n’ont pu tromper la ligne défensive suisse restée bien en place devant son gardien, malgré les tentatives de Mahrez (50’) et particulièrement Hadjam (77’). Il faut signaler que pendant ce temps, la Suisse ne se contentait pas du tout de subir. L’Algérie doit beaucoup à son portier Zidane, notamment à la 81’ alors qu’il annhilait cette montée dangereuse de Rieder pendant que Embolo lui manquait le cadre une minute auparavant.
Djaffar C.
