Par G. Salah Eddine
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a rejoint, vendredi dernier, la ville de Tarente, dans le sud de l’Italie, pour assister à la cérémonie d’ouverture de la 20e édition des Jeux méditerranéens, prévue du 21 août au 3 septembre prochain.

Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, il était accompagné du ministre des Sports, Walid Sadi. Cette présence témoigne de l’importance accordée par l’Algérie à ce rendez-vous sportif régional et à ses relations avec les pays du Bassin méditerranéen.
À Tarente, l’Algérie est représentée par une délégation de 248 athlètes engagés dans 27 disciplines, avec l’ambition de prolonger la dynamique enclenchée à Oran, en 2022.
Cette participation revêt une dimension particulière puisqu’il s’agit de la 16e présence algérienne aux Jeux méditerranéens. La première remontait à l’édition de Tunis, en 1967, alors cinquième rendez-vous de l’histoire de la compétition.
Pour ses débuts, l’Algérie avait décroché trois médailles de bronze, les premières de son histoire aux JM. Kadour Aliane avait obtenu la première en boxe, tandis que Rabea Ghezlane avait remporté deux médailles en athlétisme, au lancer du poids et au javelot.
Depuis, le sport algérien s’est progressivement installé parmi les nations habituées aux podiums méditerranéens. En quinze participations, les représentants nationaux ont récolté 293 médailles, dont 86 en or. L’athlétisme domine ce bilan avec 33 titres, devant la boxe avec 22 médailles d’or, puis le judo et la natation avec sept titres chacun.
Le karaté, l’haltérophilie, la gymnastique, l’escrime, le badminton, la lutte gréco-romaine, le handball et le football complètent ce palmarès.
Alger 1975, les premiers sacres
1975 a marqué l’histoire de la participation de l’Algérie dans ces Jeux. La capitale algérienne organisait la compétition et c’était la première fois que des sportifs algériens remportaient des médailles d’or dans cette compétition.
L’Algérie avait alors décroché 20 médailles, dont quatre en or. Hocine Nini et Mohamed Missouri en boxe, Boualem Rahoui en athlétisme, ainsi que la sélection nationale de football, victorieuse de la France en finale sur le score de 3-2 après prolongations, avaient offert au pays ses premiers sacres méditerranéens.
Les résultats ont ensuite connu des fortunes diverses selon les éditions. Avant Oran, la meilleure récolte avait été enregistrée à Tunis, en 2001, avec 32 médailles, dont dix en or, dix en argent et douze en bronze. L’Algérie avait terminé alors à la huitième place sur 23 nations.
Oran 2022, la référence
Mais le véritable tournant reste l’édition d’Oran, en 2022. Devant leur public, 329 sportifs algériens engagés dans 23 disciplines avaient réalisé la meilleure performance de l’histoire de la participation nationale aux Jeux méditerranéens,
avec 53 médailles :
20 en or, 17 en argent et 16 en bronze.
L’Algérie avait ainsi terminé à la quatrième place du classement général sur 26 pays participants, derrière l’Italie, la Turquie et la France, mais devant l’Espagne.
Quatre ans plus tard, Tarente représente donc un nouveau test pour le sport algérien. Avec une délégation plus réduite mais engagée dans davantage de disciplines, les représentants nationaux chercheront à confirmer les progrès enregistrés à Oran et à maintenir l’Algérie parmi les nations les plus performantes de la compétition.
Au-delà des médailles, les Jeux méditerranéens restent également un rendez-vous placé sous le signe de l’échange et de la proximité entre les peuples du Bassin méditerranéen. Pour l’Algérie, Tarente sera surtout l’occasion de mesurer si l’exploit d’Oran était un sommet isolé ou le début d’une présence durable au premier plan de la scène sportive régionale.
