
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, M. Brahim Ghali, a de nouveau adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, M. Antonio Guterres, dans laquelle il l’exhorte à intervenir d’urgence face à la situation critique d’un groupe de prisonniers civils sahraouis détenus dans les prisons marocaines, et à répondre aux revendications légitimes des familles des prisonniers civils sahraouis en grève de la faim.
Dans sa lettre publiée mercredi soir par l’agence de presse sahraouie SPS, le président Ghali a souligné le « devoir des Nations unies de protéger les citoyens sahraouis face à la politique répressive et vindicative de l’Etat occupant marocain dans les territoires occupés du Sahara occidental, territoire relevant de la responsabilité directe des Nations unies », le Sahara occidental constituant la dernière question de décolonisation en Afrique.
A cette occasion, il a dénoncé les méthodes de répression brutale et l’intervention violente des autorités d’occupation marocaines contre les familles des prisonniers civils et les personnes solidaires de leur cause, lors d’une manifestation pacifique organisée, lundi dernier, devant la Délégation générale de l’administration pénitentiaire marocaine à Rabat.
Cette intervention a fait plusieurs blessés et s’est accompagnée d’une campagne d’arrestations visant notamment des militants des droits humains, des étudiants, d’anciens détenus et d’autres personnes.
Face à cette situation, la lettre appelle M. Guterres à « intervenir d’urgence afin de faire la lumière sur le sort des personnes arrêtées, de garantir leur intégrité physique et psychologique et d’obtenir leur libération immédiate, ainsi que de répondre aux revendications légitimes des familles des prisonniers civils sahraouis en grève de la faim ».
Le président sahraoui a également rappelé sa précédente lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, le 5 octobre courant, dans laquelle il attirait son attention sur la situation critique d’un groupe de prisonniers civils sahraouis détenus dans les prisons marocaines, en raison de la grève de la faim entamée le 23 septembre dernier.
Il avait alors insisté sur la nécessité d’accélérer leur libération et de leur garantir les conditions et les droits prévus par les conventions internationales, notamment en matière de soins médicaux, de communication avec leurs familles et de rapprochement des lieux de résidence de celles-ci dans les territoires occupés du Sahara occidental.
