Le sélectionneur de l’équipe algérienne de football, Djamel Belmadi, a estimé dimanche dernier que l’Algérie ne se présentait pas comme l’un des favoris de la 34e Coupe d’Afrique des nations CAN-2023 (reportée à 2024) en Côte d’Ivoire (13 janvier-11 février).

Lors d’une conférence de presse tenue au stade Nelson-Mandela, à Baraki, le coach algérien a afirmé que
» Nous allons aborder cette CAN alors que nous restons sur une élimination dès le premier tour de la dernière édition, suivie par notre échec à nous qualifier au Mondial 2022. Donc de facto on n’est pas favoris ». En prévision du rendez-vous continental, Djamel Belmadi, a fait appel à 26 joueurs, dont 4 évoluant en championnat local. L’équipe nationale s’est envolée hier pour la capitale togolaise, Lomé, pour l’ultime étape préparatoire avant la CAN, avec au programme deux tests amicaux : le vendredi 5 janvier face au Togo, et mardi 9 contre le Burundi.
« Les favoris, il s’agit souvent des mêmes équipes : l’Egypte, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, le Nigeria et la Côte d’Ivoire, qui est à mon sens le grand favori à domicile. Nous arrivons à ce tournoi doucement mais sûrement, avec beaucoup de certitudes. Cette équipe a réagi au moment où elle était au plus mal. La préparation est essentielle, ce qu’on est en train de faire en ce moment me laisse espérer de bonnes choses », a-t-il assuré. Evitant de verser dans l’optimisme, Belmadi a tout de même affirmé que les Verts iront en terre ivoirienne avec l’intention d’ »obtenir un résultat optimum ».
» Notre ambition est d’aller plus loin, vaincre, et obtenir le résultat optimum. Nous sommes plusieurs à vouloir la même chose, ce sera une lutte acharnée ».
« Démarrer le tournoi par une victoire est essentiel »
Une fois le stage précompétitif de Lomé achevé, les Verts rallieront la ville ivoirienne de Bouaké mercredi 10 janvier pour prendre part à la CAN-2023, où ils figurent dans le groupe D en compagnie du Burkina Faso, de la Mauritanie et de l’Angola.
Les Algériens entameront la compétition le lundi 15 janvier face à l’Angola au stade de la Paix à Bouaké (21h), avant de défier le Burkina Faso le 20 janvier à Bouaké (15h), puis la Mauritanie mardi 23 janvier à Bouaké (21h).
» Démarrer la compétition par une victoire est essentiel. Nous avons suivi les huit derniers matchs de l’Angola, c’est une équipe qui encaisse peu de buts, mais qui ne marque pas trop. Le premier match ne sera pas facile, de par le stress et l’importance de l’événement. Il va falloir être prêt et on le sera Inch’Allah », a souligné Belmadi.
Et d’enchaîner : « le Burkina-Faso, comme le Mali ou la Guinée, est une très bonne équipe à qui il manque un Mané par exemple. Ils sont très compétitifs. On a réfléchi sur les trois équipes, en ayant des scénarios en tête, mais toute notre réflexion va vers l’Angola ».Enfin, Belmadi a reconnu avoir tiré des enseignements des deux dernières éditions de la CAN, au cours desquelles l’équipe nationale a montré deux visages distincts : sacrée championne en 2019 (Egypte), avant d’être sèchement éliminée au premier tour en 2022 (Cameroun). « J’ai tiré des expériences de nos deux dernières participations à la CAN, le plus important est de se préparer dans les meilleures conditions. Aujourd’hui, la totalité de l’effectif s’envole pour le Togo », a-t-il conclu.
Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleures troisièmes se qualifient pour les 8es de finale de l’épreuve, rappelle-t-on.
