Par kheireddine.B
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié dimanche dernier depuis Kampala, de “déchirant et totalement inacceptable” ce qui se passait dans la bande de Ghaza, théâtre d’une sauvage agression sioniste depuis le 7 octobre 2023.

S’exprimant lors du 3e Sommet du Sud G77+Chine qui se tenait en Ouganda, M. Guterres a condamné “l’agression sioniste qui a provoqué des destructions massives et tué des civils à une échelle sans précédent” au cours de son mandat de secrétaire général des Nations unies.
“C’est déchirant et totalement inacceptable. Le Moyen-Orient est une région instable et nous devons faire tout notre possible pour empêcher une escalade du conflit dans toute la région”, a-t-il ajouté.
Sur le même chapitre, M. Guterres a insisté sur le fait que l’obstruction à la création d’un Etat pour le peuple palestinien était “totalement inacceptable et prolongerait indéfiniment le conflit, qui est devenu une menace majeure pour la paix et la sécurité mondiales”.
Sur un autre registre, le secrétaire général de l’ONU a mis en avant le rôle du Groupe des 77+ Chine dans “la construction d’un monde de justice, de paix et de prospérité, où personne n’est laissé pour compte”. Il a ainsi souligné comment, au cours de ses 60 années d’existence, le G77+Chine a évolué pour devenir “un moteur essentiel de la coopération Sud-Sud, contribuant à sortir des millions de personnes de la pauvreté et offrant une voix aux pays en développement, devenant ainsi le plus grand groupe du Sud”.
Il a affirmé que “la solidarité et l’amitié entre les nations sont essentielles à la construction d’un monde durable, pacifique et équitable pour tous, un monde où la Charte des Nations unies, le droit international et les droits de l’Homme prévalent dans les relations mondiales”.
Cependant, M. Guterres a noté que la résolution des problèmes “exige une action mondiale efficace”, qualifiant le système international actuel de “dépassé”. Il a également abordé les “divisions géopolitiques paralysantes au sein du Conseil de sécurité de l’ONU”, soulignant que sa composition ne reflète pas la réalité et nécessite donc des réformes.
Dans ce contexte, Antonio Guterres a ajouté que les institutions financières internationales “ne répondent pas adéquatement aux besoins des pays les plus défavorisés”.
À cette fin, il a encouragé une participation active au Sommet de l’avenir prévu à New York en septembre prochain, qualifiant cet événement de “chance de réformer et de revitaliser le multilatéralisme, de relever les défis mondiaux et de lutter pour le bien de tous, partout”.
Il a souligné que ce sommet offrira “une opportunité de créer les conditions nécessaires pour que les pays atteignent les Objectifs de développement durable (ODD) et parviennent à un consensus autour de cet objectif”. Dans cette optique, M. Guterres a précisé que ce rassemblement examinera des “réformes substantielles de l’architecture financière internationale, visant à les rendre véritablement universelles, à refléter équitablement les réalités actuelles et à mieux répondre aux besoins des pays en développement”. Il a plaidé en faveur de la mise en place d’un fonds de 500 milliards de dollars par an pour soutenir les ODD, les actions climatiques et le développement durable dans les pays en développement. Ce fonds servirait également à renforcer les institutions bancaires multilatérales et à ajuster leurs modèles économiques, facilitant ainsi l’accès à des financements pour ces nations.
Insistant sur l’importance de concrétiser ces propositions, le secrétaire général de l’ONU a rappelé qu’elles avaient été avancées lors du Sommet sur le développement durable de l’année dernière.
