Par A. Amine
Le sélectionneur par intérim des Éléphants de Côte d’Ivoire, Emerse Faé, a suscité un regain d’enthousiasme au sein de la nation en seulement deux matchs. Un exploit alors que la confiance des Ivoiriens était au plus bas. La Côte d’Ivoire a vécu des moments remarquables depuis le début de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football.

Après une victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), les Éléphants ont été défaits par le Nigeria (1-0) lors de la deuxième journée du groupe A. Pour passer au tour suivant, une victoire contre la Guinée équatoriale était essentielle, mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Le match s’est transformé en cauchemar, choquant même Didier Drogba, présent au stade Alassane-Ouattara.
Jean-Louis Gasset et son équipe ont été humiliés (4-0), provoquant des réactions indignées et des appels à la démission du président de la Fédération Ivoirienne de football (FIF), Yacine Diallo. En réaction, le sélectionneur français a été limogé, laissant la place à Emerse Faé en tant que sélectionneur par intérim. Avec seulement 3 points en 3 matchs, les Éléphants semblaient avoir perdu le contrôle de leur destin. Mais leur salut est venu du Maroc.
La Côte d’Ivoire était en compétition avec la Zambie pour une place en huitièmes de finale, et seule une défaite de cette dernière la qualifierait. Les supporters ivoiriens ont envahi le stade de San Pédro pour soutenir les Lions de l’Atlas. Finalement, Hakimi et son équipe ont réussi à remporter une victoire serrée (0-1), suffisante pour propulser Franck Kessié et ses coéquipiers en huitièmes de finale, marquant ainsi le début d’un miracle ivoirien.
Emerse Faé a démontré son talent lors de son premier défi majeur contre le tenant du titre, le Sénégal.
Avec une lecture tactique brillante (1-1), il a forcé les Lions de la Teranga à une séance de tirs au but, créant la surprise en éliminant le grand favori. Son leadership et sa connaissance du groupe ont été déterminants. Cette tendance s’est poursuivie contre le Mali, où malgré une infériorité numérique, les Éléphants ont réussi à se qualifier pour les demi-finales (2-1), au détriment d’une équipe malienne déçue.
Emerse Faé, originaire de Nantes, a une expérience du haut niveau, ayant été finaliste malheureux de la CAN 2006 et ayant représenté les espoirs français. À 40 ans, il écrit désormais son propre chapitre dans l’histoire du coaching, se distinguant comme l’une des grandes révélations de la compétition, accomplissant là où de nombreux autres sélectionneurs ont échoué lors de cette CAN-2023.
