investissements d’envergure consentis par Sonatrach en 60 ans : L’Algérie a bâti une industrie gazière parmi les plus développées au monde

Par Kheireddine B.

Dans le paysage énergétique mondial, l’Algérie se distingue comme un acteur majeur grâce à son industrie gazière exceptionnellement développée. Dotée de vastes réserves de gaz naturel et bénéficiant d’investissements massifs, l’Algérie a consolidé sa position en tant que fournisseur fiable et sûr d’énergie à l’échelle internationale. Cette réussite remarquable a été rendue possible par une combinaison de facteurs, notamment des ressources abondantes, une infrastructure robuste et une vision stratégique orientée vers l’expansion des exportations tout en répondant aux besoins énergétiques en constante évolution de la nation.

Depuis son indépendance, l’Algérie a misé sur le développement de son industrie gazière en investissant massivement dans l’exploration, la production, la liquéfaction et le transport du gaz naturel. Cette stratégie a été initiée dès la découverte du premier champ gazier en 1956 à Hassi R’mel et a été renforcée après la récupération de la souveraineté nationale en 1962. La création de la Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures (Sonatrach) en 1963 a consolidé l’engagement de l’Algérie dans ce secteur vital. La construction du premier complexe de liquéfaction de gaz (GL4Z) à Arzew en 1964 a marqué le début d’une série d’initiatives visant à développer l’industrie gazière.
La nationalisation des hydrocarbures, en 1971, a permis à l’Algérie de récupérer une part majoritaire des intérêts des sociétés pétrolières étrangères et d’accentuer ses investissements dans le secteur.
Depuis lors, l’Algérie a lancé plusieurs projets majeurs, notamment la construction de nouveaux complexes de liquéfaction, de réseaux de gazoducs internationaux et nationaux, ainsi que de ports spécialisés. Cette politique d’investissement ambitieuse a conduit à une augmentation significative de la production gazière, dépassant les 136 milliards de mètres cubes en 2023. L’objectif pour 2028 est d’atteindre une production de 146,7 milliards de mètres cubes afin d’assurer la sécurité des approvisionnements et d’augmenter les exportations à près de 100 milliards de mètres cubes.
Des infrastructures stratégiques pour sécuriser les approvisionnements
Ces niveaux de production ont été atteints grâce à l’exploitation de plusieurs champs gaziers répartis à travers le pays, dont certains ont été récemment mis en service.
Parmi eux figurent le champ de Hassi R’mel, l’un des plus importants au monde, bénéficiant d’un suivi régulier pour maintenir son efficacité, ainsi que les champs de Rhourde Nouss, Alrar (Illizi), Tinrhert (In Amenas), Touat et Timimoun.
En parallèle des activités d’exploration et de production, d’importants projets ont été réalisés dans le domaine de la transformation, notamment la liquéfaction du gaz naturel et la séparation des GPL.
Dans ce secteur, Sonatrach s’est distinguée en tant que l’un des principaux acteurs mondiaux du gaz naturel liquéfié (GNL) et de ses dérivés tels que l’éthane, le propane, le butane et le gazoline.
La capacité de liquéfaction initialement assurée par le complexe de liquéfaction GL4Z a été renforcée avec l’entrée en production de trois nouveaux complexes, un à Skikda et deux à Arzew, portant la capacité totale à 56 millions de mètres cubes par an.
En ce qui concerne la séparation des GPL, Sonatrach dispose également de deux complexes situés à Arzew, avec une capacité totale de 10,4 millions de tonnes par an.
Ces investissements réalisés sur une période de 60 ans ont permis à la compagnie nationale des hydrocarbures de devenir un fournisseur fiable et sûr sur le marché mondial du gaz naturel, du gaz naturel liquéfié et du gaz de pétrole liquéfié, avec des exportations assurées par gazoducs et une flotte de transport de 17 navires, dont des méthaniers, des navires GPL et des pétroliers.
L’Algérie est desservie par deux gazoducs intercontinentaux, l’un la reliant à l’Italie et l’autre à l’Espagne, qui garantissent l’approvisionnement dans le cadre de relations contractuelles à long terme.
Le premier gazoduc, le Trans-Mediterranean Pipeline Enrico-Mattei, reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie, et mis en service en 1983, a une capacité de transport de 33,15 milliards de mètres cubes par an. Le Medgaz, reliant la ville de Beni Saf à Almeria en Espagne,inauguré en avril 2011, a une capacité de 10 milliards de mètres cubes par an.
Ces deux infrastructures stratégiques seront renforcées par d’autres en cours de développement, notamment le nouveau projet de gazoduc visant à relier directement l’Algérie et l’Italie via la mer, afin de faciliter le transport du gaz ainsi que de l’électricité, de l’ammoniac et de l’hydrogène.
Pour rappel, l’Algérie accueillera, du 29 février prochain au 2 mars 2024, le 7e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF).

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