Aux niveaux régional et international ,La suprématie de l’Algérie

Par Chahid Lakeb

Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion son artisan principal, le président de la République Abdelmadjid Tebboune, occupe aujourd’hui les devants de la scène régionale et internationale.

Aujourd’hui, la communauté internationale reconnait que l’Algérie de l’ère Tebboune a un rôle de leader dans la résolution des conflits régionaux et internationaux. La politique internationale du président Tebboune a fait considérablement évoluer le pays pour devenir un acteur incontournable sur la scène internationale (région du Maghreb, région MENA, Afrique, pays de la Méditerranée occidentale, Moyen-Orient, etc.). La diplomatie algérienne a toujours privilégié le règlement pacifique des crises et des conflits par le dialogue inclusif et la réconciliation.
L’année 2023 a été très fructueuse pour le pays sur le plan diplomatique, à l’instar de l’organisation d’évènements de grande envergure et de nombreux succès. La plus mémorable est l’élection à la majorité écrasante de l’Algérie au Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce succès diplomatique témoigne et confirme l’engagement du président de la République en faveur de la préservation de la paix et de la sécurité dans le monde et en particulier en Afrique.
Et le moins que l’on puisse dire, l’activité diplomatique algérienne est intense et très chargée, car sous l’égide du président Tebboune, le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, est sur tous les fronts. Et cette présence est payante en Afrique comme dans le reste du monde.
Pour preuve, une des instructions majeures du président Tebboune qui a été de demander à la mission permanente de la Commission algérienne auprès des Nations unies qu’une réunion du Conseil de sécurité se tienne en extrême urgence, afin de donner un effet contraignant à la décision de la Cour Internationale de justice sur les mesures imposées l’occupation israélienne. Et cela n’a pas tardé, car la demande expresse du président de la République a été accueillie favorablement. Ainsi le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni, mercredi 31 janvier, pour donner suite à la décision de la CIJ contre Israël.
L’inertie du Conseil de sécurité de l’ONU a entrainé le président de la République Abdelmadjid Tebboune à réitérer, par la voix du représentant permanent de l’Algérie, une nouvelle version du projet de résolution du Conseil de sécurité appelant à un cessez-le-feu immédiat à Ghaza respecté par toutes les parties.
Et dans la même lignée, l’Algérie et l’Afrique du Sud se sont engagées à intensifier la pression pour l’application des mesures de la Cour internationale de justice visant à mettre fin au conflit dans la bande de Ghaza. Les deux pays ont exprimé leur engagement renouvelé lors de la rencontre entre le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue sud-africaine, Naledi Pandor, vendredi dernier à Addis-Abeba, en marge de la 44ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine. Leurs discussions ont porté sur le “génocide” en cours à Ghaza, a révélé le ministre des Affaires étrangères, et sur la nécessité de mettre fin à l’agression israélienne, de protéger les civils et d’assurer la libre circulation de l’aide humanitaire. Les ministres ont souligné l’importance des voies juridiques et diplomatiques pour atteindre ces objectifs.
L’Afrique du Sud a poursuivi ses actions devant la CIJ en déposant une nouvelle requête à la CIJ contre l’offensive israélienne à Rafah, tandis que sous les instructions du président Tebboune, l’Algérie s’est concentrée sur les efforts au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, où elle fait encore plus pression pour un vote, la semaine prochaine, sur les mesures de cessez-le-feu immédiat pour des raisons humanitaires que toutes les parties doivent respecter. Les deux pays ont souligné la nécessité de poursuivre leurs efforts jusqu’à ce que les objectifs-clés soient atteints, notamment la fin de l’action militaire israélienne à Ghaza, la protection des civils palestiniens, l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et une résolution durable du conflit israélo-palestinien sur la base du droit international.

Acteur majeur
L’influence croissante de l’Algérie en Afrique, son emplacement stratégique et l’évolution du paysage géopolitique positionnent le pays comme un acteur majeur dans la région. Ppreuve en est l’élection, le 7 février 2024, du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en qualité de président du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, (MAEP), une institution spécialisée de l’Union africaine (UA).

L’Algérie soutient le Soudan
La politique étrangère du président Tebboune est plus active, cherchant aussi à stabiliser les États africains qui demandent de l’aide et du soutien à l’Algérie, à l’instar du président du Conseil de souveraineté du Soudan et commandant en chef des Forces armées soudanaises (SAF), le général de corps d’armée Abdelfattah El-Burhan, qui s’est dit ouvert à tout rôle de l’Algérie dans la résolution de la crise soudanaise. Le président Tebboune a exprimé son espoir d’une résolution pacifique du conflit, exprimant sa confiance dans la capacité du Soudan à surmonter la crise et promettant le soutien de l’Algérie à travers son adhésion au Conseil de sécurité de l’ONU. Les deux États ont souligné leurs liens historiques profonds avec leurs pays respectifs, et l’Algérie a déclaré qu’elle se tenait aux côtés du Soudan pour surmonter “les circonstances difficiles”et affronter “les forces du mal qui le ciblent”.
Et lors de la 44ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a annoncé que l’Algérie était prête à soutenir la République du Soudan du Sud dans l’organisation d’élections. Soulignant par la même occasion le rôle de l’Union africaine dans le maintien de la stabilité au Soudan du Sud, M. Attaf en a profité pour participer à une réunion ministérielle du Comité ad hoc de haut niveau de l’UA pour le Soudan du Sud (C5), chargé d’aider les parties à la crise au Soudan du Sud à concrétiser leurs engagements dans le cadre de l’accord de paix signé en septembre 2018.
Pour clôturer son discours, le ministre algérien a souligné l’importance de mobiliser les efforts pour soutenir la paix au Soudan du Sud, qui anticipe les premières élections de son histoire prévues pour la fin de cette année.

Sur tous les fronts
La reconnaissance de l’Algérie par l’UA ne se limite pas qu’à sa politique internationale, car dans la soirée de jeudi, lors du 44ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, l’Algérie a été élue membre du Conseil spatial africain pour un mandat de quatre ans. Cette nomination est amplement méritée parce que le programme spatial algérien est l’un des plus importants d’Afrique, avec une flotte de six satellites et trois observatoires. Le pays dispose également de deux télescopes de recherche et de multiples programmes de développement des capacités. Sans compter que lors d’une réunion d’évaluation, le président de la République Abdelmadjid Tebboune, a demandé de “doter l’Agence spatiale algérienne (ASA) des outils techniques spatiaux les plus sophistiqués, en phase avec les technologies de pointe, et de mobiliser des moyens financiers et humains formés dans des spécialités de haut niveau, parmi les diplômés des Instituts d’enseignement supérieur de mathématiques et de l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle, selon une vision volontariste à l’horizon 2040, et en collaboration avec les partenaires stratégiques de l’Algérie”.
Et pour confirmer la politique étrangère dynamique et proactive, le président Tebboune a décidé l’ouverture, cette année, de zones de libre-échange avec cinq pays africains, les zones franches proposées devraient commencer par la Mauritanie, suivies d’un engagement avec des pays du Sahel tels que le Mali et le Niger, ainsi qu’avec la Tunisie et la Libye. Le but est de renforcer le commerce intrarégional et également de mettre l’accent sur les opportunités de développer le commerce transrégional et d’améliorer le volume et la qualité des échanges et des relations économiques entre les États africains au sein du continent.
Il est indéniable que la politique internationale de l’Algérie nouvelle du président Abdelmadjid Tebboune cherche à stabiliser les États voisins en assurant la médiation dans leurs conflits internes et en participant à des initiatives régionales et internationales. L’Algérie en est venue à être considérée comme une puissance régionale et internationale respectée et nouvellement influente.
L’Algérie nouvelle a réussi à asseoir sa suprématie au niveau régional et international, jusqu’à devenir un acteur incontournable dans la résolution des crises et le rétablissement de la paix et de la sécurité.

ALGER 16 DZ

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