Par O. Houria
Lundi dernier à Alger, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, et son homologue sahraouie, Moussa Selma, ont visité les ateliers de formation en arts du spectacle, qui ont bénéficié à des étudiants de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). L’objectif de cette visite était de suivre le déroulement de la formation en vue de la création d’un théâtre national sahraoui, axé sur des normes professionnelles.

Lors de sa visite à l’Institut supérieur des métiers des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (Ismas), à Bordj El-Kiffan, en compagnie de son homologue sahraoui et de l’ambassadeur du Sahara Occidental en Algérie, Abdelkader Talab Omar, Mme Mouloudji a affirmé que son département ministériel « organise ces ateliers à travers les différents établissements sous tutelle dont le Théâtre national algérien (TNA) et le théâtre de Sidi Bel Abbès, l’Ismas, en appui à la cause sahraouie et en application de l’accord-cadre signé mars dernier entre les deux ministères dans l’objectif de propulser la coopération dans les différents domaines et spécialités artistiques en tête desquels la création du Théâtre national sahraoui ». »Ces ateliers de formation bénéficient à 28 étudiants de la RASD qui suivent des formations dans divers domaines théâtraux en vue de la création du théâtre national sahraoui, un projet visant à valoriser le patrimoine culturel sahraoui matériel et immatériel et à hisser la voix de la cause sahraouie au niveau international ». Et d’ajouter que ces ateliers de formation « seront sanctionnés par une œuvre théâtrale à réaliser par le TNA et le théâtre régional de Sidi Bel Abbès sur la juste cause du peuple sahraoui, qui sera distribuée aux théâtres régionaux et internationaux », a indiqué la ministre.
Pour sa part, Moussa Selma a considéré cette initiative de formation comme un « pas positif en faveur de la professionnalisation du théâtre sahraoui ». Le ministre sahraoui a mis en évidence la nécessité de cette « initiative venue soutenir le peuple sahraoui, désormais engagé dans une nouvelle phase à travers la reprise de lutte armée après plus de 30 ans d’attente d’une paix chimérique », d’autant, a-t-il dit, que « la culture est un important moyen de lutte permettant de défendre la cause nationale et promouvoir l’identité sahraouie et son patrimoine ». La mise en œuvre des dispositions de cet accord « réaffirme les positions continues de l’Algérie, dirigée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que le soutien du peuple et du gouvernement algériens à la lutte du peuple sahraoui (…), et contribue à la promotion de la sensibilisation à la question sahraouie au niveau des instances internationales ».
De son côté, Abdelkader Taleb Omar, l’ambassadeur de la RASD en Algérie, a encouragé les participants à « exploiter au maximum l’expertise et la qualité de cette formation de haut niveau dispensée par des enseignants spécialisés, et ce, en suivant des principes méthodologiques et professionnels ».
La délégation ministérielle a exploré les salles où se déroulent ces ateliers spécialisés couvrant des domaines tels que l’écriture, la scénographie, l’expression corporelle, la musique et l’interprétation.
