Par A. Ryad
Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine Merabi, a indiqué lundi dernier que l’attribution du premier diplôme numérique a l’Institut spécialisé en formation professionnelle (INSFP) de Bou Ismail (Tipasa), axé sur les technologies de l’information et de la communication, marque une étape significative vers la numérisation complète du secteur.

Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, M. Merabi a déclaré que la délivrance du premier diplôme numérique dans le domaine de la formation marque une avancée significative vers la réalisation des divers projets de numérisation en cours au sein des services centraux du secteur. « Il s’agit d’une première étape, dans la perspective de la prochaine phase qui touchera tous les secteurs, laquelle sera documentée et sécurisée par le centre de la base de données dont la réalisation sera bientôt lancée », a-t-il ajouté.
Après avoir affirmé que « la transition numérique ambitionnée est une orientation stratégique pour l’Etat », M. Merabi a appelé les cadres du secteur à « accélérer la cadence du travail et à mettre en œuvre des différents projets de numérisation programmés au titre de cette stratégie qui a adopté une feuille de route claire basée essentiellement sur la gouvernance, le service numérique et la numérisation du champ pédagogique du secteur ».
Le ministre a indiqué que pour atteindre les principaux objectifs du secteur, il est essentiel de numériser, moderniser et mettre à jour les outils de gestion technique, pédagogique, administrative et financière. Cela comprend également la modernisation du système suivi pédagogique et la transition des méthodes traditionnelles, ainsi que l’élimination des problèmes bureaucratiques afin d’atteindre le but de “zéro papier” dans les aspects administratif et pédagogique. La visite du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels a été une occasion de mettre en avant la nouvelle spécialité lancée pour la première fois à l’Institut national spécialisé dans la formation professionnelle de Bou Ismail lors de la session de février 2024, à savoir la cybersécurité (sécurité des systèmes et réseaux).
D’après M. Merabi, cette spécialité a été mise en place pour répondre à une demande croissante émanant de divers secteurs, administrations et entreprises économiques. Elle vise à renforcer la protection et la sécurité des données, des réseaux et des programmes contre les cyberattaques, étant donné leur importance cruciale dans le contexte actuel. « La formation dans ce domaine est conforme aux normes internationales en vigueur en matière d’excellence et de qualité, et se fait en partenariat avec des établissements leaders dans ce domaine », a-t-il ajouté.
