Par G. Salah Eddine
À l’approche de l’Aïd El-Fitr, l’effervescence règne dans les rues alors que les femmes se pressent vers les magasins de vêtements, animées par le désir de trouver les tenues parfaites pour célébrer cette fête religieuse tant attendue.

Dans les souks animés et les centres commerciaux bondés, l’ambiance est palpable, on trouve de tout ! Mais les prix ne sont pas toujours attrayants. Depuis la crise du Covid-19, l’inflation universelle a entraîné une hausse considérable des prix des vêtements pour femmes. Les commerçants rapportent que la suspension des importations depuis septembre dernier a également contribué à cette augmentation des prix.
Un commerçant expérimenté a déploré cette situation, affirmant que les prix ont atteint des sommets sans précédent. Les vêtements en provenance de Turquie, principal fournisseur de vêtements féminins en Algérie, sont désormais vendus au kilogramme, à des prix allant jusqu’à 1500 DA par kilo. Ainsi, les pantalons atteignent des prix qui se situent entre 2 400 et 4 000 DA, tandis que les liquettes avoisinent les 2500 DA.
Les hijabs de qualité coûtent entre 2000 et 4000 DA, tandis que les robes (djebba) simples sont proposées entre 1000 et 2000 DA. Les caftans dépassent facilement les 20 000 dinars. Les chaussures par contre connaissent une hausse très peu significative par rapport à leur prix habituel.
Les mêmes personnes nous ont assuré que les vetements féminins sont les plus prisés dépassant de loin les articles d’habillement pour homme et pour enfant, même durant cette période précise. Selon les commerçants, les femmes dépensent en moyenne 5 000 DA pour leurs achats, qui peuvent atteindre 9 000DA.
Les femmes continuent d’affluer vers les magasins, bien que la tendance à acheter avant le ramadan se soit renforcée.
Des commerçants nous ont confié que “le plus gros des ventes a été fait en masse avant le ramadan, durant les mois de Chabane et Rajab. On dirait que les gens ont aujourd’hui peur d’acheter à l’approche de l’Aïd”. C’est une tendance remarqué et donc les commerçants en profitent aussi en augmentant de quelques centaines de dinars les prix durant les mois qui précédant le ramadan.
Pour ce qui est des produits locaux, les commerçants nous ont confié qu’ils n’étaient pas très prisés. Selon eux, “ces produits sont disponibles en quantité, mais un phénomène de méfiance envers les produits locaux a été remarqué chez les clients”.
Pour beaucoup, choisir la tenue de l’Aïd revêt une signification profonde, symbolisant la tradition, la foi et la joie de l’occasion. C’est un moment de connexion avec la communauté et la famille, où chacun cherche à se parer de ses plus beaux atours pour célébrer cette fête religieuse.
Au-delà de l’aspect matériel, cette frénésie des achats est également empreinte de générosité et de solidarité. De nombreuses femmes en profitent pour acheter des vêtements et des cadeaux pour leur famille et leurs proches, perpétuant ainsi la tradition d’échange et de partage qui caractérise l’Aïd El-Fitr.
Au final, la ruée vers les magasins de vêtements à l’approche de l’Aïd El-Fitr est bien plus qu’une simple transaction commerciale. C’est un rite de passage, une célébration de la foi, de la beauté, de la tradition et de la communauté, où chaque Algérien trouve non seulement la tenue parfaite pour lui et sa famille, mais aussi un sentiment de connexion et de joie partagée avec ses semblables.
