Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mokhtar Didouche, a estimé que les agences de voyage et de tourisme sont des acteurs majeurs dans le développement du tourisme interne et internationales.
Lors d’une session à l’Assemblée populaire nationale (APN) destinés aux questions orales, M. Didouche a indiqué que les agences de voyage et de tourisme sont “des acteurs-clés dans le développement du tourisme interne et international, en plus d’être des entreprises importantes dans le tissu économique national, au vu des prestations fournies aux touristes”.

Quant à l’organisation de la omra, qui est la destination la plus prisée par les Algériens, elle sera désormais soumise à un cahier des charges élaboré par l’Office national du pèlerinage et de la omra (ONPO). Le ministre a précisé que “le processus de sélection s’est basé sur le respect des clauses dudit cahier”.
Il a ajouté que ses services « surveillent l’activité des agences de voyage à travers des missions de contrôle par le corps d’inspection du secteur qui effectue des missions de contrôle, ayant abouti à l’établissement de procès-verbaux constatant tout manquement ou négligence ».
Le ministre a fait état de la réception de plaintes de clients qui font actuellement l’objet d’une enquête, ajoutant que certaines plaintes “sont soumises à la commission nationale d’agrément des agences de tourisme et de voyage”.
Dans le cas où des infractions professionnelles sont découvertes, la loi s’applique à ces agences, à travers l’envoi d’avertissements ou le retrait provisoire ou définitif de la licence.
M. Didouche a également mentionné la création d’un nouveau cadre législatif, la “loi d’orientation des activités de tourisme”, afin d’améliorer l’organisation professionnelle des métiers et des activités de tourisme autorisées.
La loi accorde une grande importance au rôle des agences de tourisme et de voyage dans la promotion et la commercialisation de la destination touristique Algérie, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Le ministre a également indiqué que la saison précédente du tourisme saharien a connu une « relance » grâce à l’introduction du « visa de régularisation » qui permet aux étrangers souhaitant visiter les villes du Sud via des agences de tourisme et de voyage agréées d’obtenir un visa à leur arrivée aux aéroports algériens, plutôt que les procédures habituelles de visa.
De plus, M. Didouche a assuré que le secteur travaillera à relancer plusieurs projets, tels que le village touristique de Timimoun et la valorisation de plusieurs sites archéologiques, tout en travaillant à leur promotion afin d’attirer des touristes nationaux et étrangers, afin que ces sites puissent jouer un rôle positif dans le développement et la création de richesses et d’emplois. G. S. E.
