Freddy Zanga est un entrepreneur visionnaire et un leader énergique dans le domaine de la promotion des entreprises africaines à l’échelle mondiale. En tant que P-DG de la Chambre Internationale du Conseil et de la Promotion (CICP), Freddy Zanga incarne l’engagement envers le développement économique et commercial de l’Afrique. Dans cet entretien accrodé à Alger16, M. Zanga dévoile sa passion pour renforcer la présence des entreprises africaines sur la scène internationale qui se reflète dans son parcours professionnel et dans les initiatives qu’il mène au sein
de la CICP.

Entretien réalisé par G. Sallah Eddine
Pouvez-vous nous en dire plus sur le rôle et la mission de la Chambre internationale pour le conseil et la promotion (CICP) ?
La Chambre internationale pour le conseil et la promotion (CICP) est une organisation patronale fondée en mars 2003 et déclarée à la préfecture de Paris. Ses missions sont similaires à celles d’une Chambre de commerce traditionnelle. Elle organise des voyages d’affaires, des rencontres d’affaires, des forums économiques, publie un annuaire des entreprises, propose une plateforme de mise en relation, prodigue conseils pour le développement des entreprises.
Quels sont les objectifs de la CICP ?
Notre objectif est de mettre à niveau les chefs d’entreprise de les aider à saisir les opportunités d’affaires, à rester informés des nouvelles opportunités et des innovations dans leur secteur d’activité. La CICP vise également à promouvoir les produits et services des entreprises et à favoriser le rapprochement entre l’offre et la demande.
Comment la CICP envisage-t-elle de renforcer la présence des entreprises africaines à l’international ?
En observant le manque de présence internationale des entreprises africaines et de leurs chambres de commerce, nous avons créé la CICP pour agir comme une extension des institutions africaines à l’échelle mondiale. En France, divers organismes servent de relais aux institutions européennes dans les pays africains. À l’inverse, nous avons estimé crucial d’établir une organisation patronale panafricaine qui jouerait un rôle similaire pour les entreprises africaines. Cette initiative vise à faciliter la communication entre elles, leur offrant ainsi une ouverture sur le monde. Notre objectif est de les rapprocher des institutions européennes intéressées par des partenariats techniques, industriels, financiers ou stratégiques avec des entreprises africaines.
Comment envisagez-vous de créer une institution permanente en Europe pour représenter les entreprises africaines lors des grands événements internationaux, afin de promouvoir le développement de l’Afrique sur la scène mondiale ?
Après les évenéments, c’est un peu un feu de paille, c’est-à-dire que la ferveur retombe toute de suite. Il est donc crucial d’établir une institution permanente présente à l’international, en Europe notamment, pour un travail sur le terrain continu et impactant. Ainsi, les entreprises africaines ne seront plus absentes des grands rendez-vous internationaux. De nombreux événements majeurs auxquels l’Afrique ne participe pas sont pourtant des opportunités qu’elle doit saisir. Pour représenter l’Afrique sur la scène mondiale, la CIPC est le porte-parole des entreprises africaines, visant à leur développement. Elle agit comme un ambassadeur digne de l’Afrique, transmettant ses messages et ses besoins. Notre organisation offre une tribune permettant à l’Afrique de faire entendre sa voix, que ce soit par le plaidoyer, la mise à niveau, l’information ou les revendications. L’Afrique ne doit plus être absente des décisions, mais doit également porter ses messages pour combattre les injustices résultant de son absence.
Comment la CICP soutient-elle les entreprises dans leur expansion à l’étranger et leur accès à de nouveaux marchés ?
La CICP les soutient à travers l’information. Vous savez, beaucoup de chambres de comemrce des entreprises n’ont pas accès à l’information. La CICP cherche les meilleures informations et les meilleures opportunités pour les mettre à disposition des gouvernements africains. L’information, c’est une arme. Après l’avoir donnée, on particpe aux démarches administratives, les inscriptions, le transport et l’hébergement pour permettre aux entreuprises africaines de particper aux grands rendez-vous internationaux et meme sur place l’acceuil, l’hébergement et toute la logitiques est ainsi assurée. Les entreprises membres du CICP ont bien sûr plus d’avantages. Il y a égalment une communication permamnante d’une entreprise à l’international.
Quelles sont les initiatives clés de votre organisation permettant de renforcer la coopération économique et commerciale entre les pays ?
Elles sont nombreuses, cela peut être des missions économiques. On organise des missions en Turquie, dans le cade d’un Salon de l’agro-industrie. On organise des mission à travers le monde. C’est une participation à un événement et une mise en relation. On collabore avec plusieurs chambres de commerce internationales. Des collaborations fludifient l’information et des missions économiques que nous mettons en place dès que des opportunités se présentent pour les gouvernements africains. Ce sont des initiatives qui permettent de saisir des entreprises. Aujourd’hui, on est très considéré on nous qualifie d’ambassadeur de l’Afrique et on nous donne des informations cruciales en un temps record.
Comment la CICP encourage-t-elle l’innovation et l’entreuprenariat dans les domaines d’intervention ?
Nous mettons en place des concours qui nous permettent de receuillir un certain nombre de projets d’innovation et des projets entreuprenariaux. Les meilleurs projets sont sélectionnés et récompensés. L’objectif est de valoriser l’innovation dans les projets entreupernariaux. Il y a de nombreux projets innovants en Afrique mais ils manquent de visibilité, il faut les soutenir.
Quelles sont les stratégies de promotion et de communication utilisées par votre organisation pour mobiliser les acteurs économiques à l’échelle mondiale ?
En effet, la CICP a une startégie de mutualisation de la communication. A travers notre plateforme, chaque entreprise membre qui a payé une certaine contribution nous permet de faire un comunication synthétique de tous les membres à moindre coûts. Ce qui permet de minimiser les depenses engendrées. En effectuant une forte communication, on peut par exemple participer à de nombreux événements à travers le monde car nous avons associé plusieurs membres pour y contribuer et être représentés à travers le monde.
Comment mesurez-vous l’impact des programmes et des intiatives de la CICP sur le développement économique des pays africains ?
On le mesure à travers des retours, des enquêtes, des sondages. On fait un large travail d’étude de marchés et on réalise assez vite la portée des initiatives qu’on met en place. On se réfère également aux recomandations que les membres nous font. Ces mêmes entreprises nous recommendent à d’autres entreprises qui nous contactent. Aujourd’hui, on est sollicité par un pays que nous n’aurions jamais cru possible de travailler ensemble.
Quels sont les projets et les priorités de votre organisation pour continuer à promouvoir le commerce et le développement économique durable ?
Les priorités de la CICP aujourd’hui, c’est de continuer de promouvoir les institutions africaines à l’international et leur permettre de nouer des partenariats. Les partenariats financiers sont les plus demandés, donc nous nous tournons de plus en plus vers de destinations différentes pour trouver plus d’investisseurs et de partenaires pour répondre aux demandes des entreprises. On vise à mettre en exergue les besoins de nos membres. Le développement durable est de plus en plus d’actualité, on s’y adapte et on continue de trouver des réponses concrètes aux besoins de nos entreprises pour permettre aux entreprises africaines de participer aux rencontres auxquelles elle n’avait pas pris part auparavant.
Quels sont les principaux secteurs d’intérêt pour la CICP en ce qui concerne les opportunités économiques en Algérie ?
Notons que la principale demande des entreprises africaines, c’est le financement. Il y a également la transformation locale et la création d’usines. C’est un secteur très demandé. La plupart des pays africains sont en retard dans l’industrie surtout par rapport à l’Algérie. Ce secteur est prioritaire et c’est cela qui va créer de nombreux emplois. La plupart des gouvernements veulent une transformation locale de leurs produits. La collaboration et la transformation dans le secteur des mines sont très prisées, l’Afrique a grandement besoin de la transformation minière. Au Tchad par exemple, nous avons des besoins dans ce domaine, des opportunités d’industrie énormes se profilient. On organise des missions économique pour les entreprises algériennes qui souhaitent étudier les sites et voir ce qui peut se faire. Certains pays accusent également de grands retards en matière de formation et ceci peut-etre un marché exploitable et ouvert pour l’Algérie.
Que pensez-vous des entreprises algériennes et de l’essor économique de l’Algérie tant à l’échelle africaine qu’international ?
Les entreprises algériennes et le gouvernement algérien pourrait profiter au maximum de la proximité que l’Algérie a avec les pays de la région subsaharienne. L’expertise algérienne est très apprécié en Afrique que ca sois par la qualité et même le cout qui est plus abordable par rapport à d’autres expertises non-africaines.
Parlez-nous du Forum économique entre l’Algérie et l’Afrique Sub-Saharienne
En 2018, nous avons initié un forum économique entre l’Algérie et l’Afrique Sub-Saharienne, il y’a eu un certain engouement des deux cotés et c’est bien. Je pense qu’il est important pour les entreprises algériennes de mettre en place une véritable dynamique économique à travers plus de rencontres économiques professionnelles qui permettent aux entreprises de nouer des partenariats concrets avec les gouvernements africains et les entreprises. Des rencontres sectoriels pourraient permettre de développer la région grâce à l’expertise algérienne.
